L’artiste autochtone jouera au VBP. CRÉDIT:PAGEFACEBOOKLAURANIQUAY

Première artiste atikamekw à avoir participé aux Francofolies, la musique de Laura Niquay puise dans ses racines autochtones. La chanteuse présentera son univers musical qui parle des valeurs de sa communauté, de l’environnement et de la force féministe, le 23 mars au Vieux Bureau de Poste (VBP).

À travers sa voix rauque et feutrée, c’est un message de persévérance, de prévention et d’abnégation toujours positif que Laura Niquay livre au public. La chanteuse aborde dans ses textes les questions difficiles du suicide, de la drogue ou encore des conditions de vie dans les communautés autochtones, dont elle fait partie. Écrin de ses mots en langues atikamekw et française, sa musique est un folk intimiste moderne et optimiste pour les siens et pour l’humanité.

Dans les communautés, les difficultés persistent et entrainent d’autres problèmes comme la consommation d’alcool. «Je trouve ça très dur de voir mon père comme ça. C’est quelque chose dont il faut parler dans les communautés, ces problèmes», confie la chanteuse. 

Véritable modèle pour les jeunes et les femmes de sa communauté, Laura Niquay met aussi au cœur de ses chansons le respect de la nature, la prise de pouvoir des femmes et l’espoir d’un avenir meilleur pour les jeunes.

«Les femmes sont des guerrières. Elles font tout dans la vie. Elles portent la vie. Elles donnent la vie. Pour nous, c’est tout un personnage une femme, souligne Laura Niquay. Il n’y a pas beaucoup de femmes autochtones qui sont artistes et qui sont dans le domaine de la musique. Ça en prend des jeunes filles, des jeunes femmes, des femmes qui démontrent leur importance, qui se font entendre. C’est important. Les femmes sont fortes mentalement et psychologiquement. Il faut respecter les femmes et il y a encore beaucoup de personnes qui ne voient pas leurs qualités.»

C’est dans son village que l’artiste va chercher son inspiration «Ce qui m’inspire, c’est le bois, la forêt, les quatre éléments. Ma famille aussi, je suis très proche d’elle. Je parle des problématiques auxquelles on fait face dans les communautés. J’essaie d’aider les gens avec les chansons que je fais. Je fais des chansons préventives sur les cas problématiques, la drogue, l’alcool. Ce sont plus des chansons d’encouragement pour rappeler de ne pas abandonner dans la vie», explique-t-elle.

Née à Wemotaci dans une famille de musiciens, Laura Niquay a grandi une guitare à la main et entouré de chanteurs. Elle a sorti son premier album, Waratanak, de façon indépendante en 2015. Elle est la première artiste atikamekw à avoir joué aux Francofolies de Montréal en 2011, même année où elle remporte le prix de la relève au Gala Teweikan. En 2018, elle a reçu huit prix au festival Vue sur la Relève, après avoir été lauréate du Prix spécial du Jury au Gala Teweikan en 2017, pour l’ensemble de son œuvre et de son implication.

L’artiste ouvre et veut ouvrir la voie aux autres artistes autochtones. «Faire des chansons dans notre langue, c’est important. Mais il faut faire des chansons immortelles qui ne meurent jamais.»

Billets disponibles à la billetterie. Réservations au 418 839-1018 ou sur le site Web de la salle.

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