CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Louis Duhamel, conseiller stratégique chez Deloitte (sur la photo), a présenté une conférence nommée L’humain au cœur de la 4e révolution industrielle devant la Chambre de commerce de Lévis (CCL), le 19 février dernier. Par la suite, Stéphane Jean, vice-président vente et marketing chez Jobillico, Amira Boutouchent, cofondatrice et présidente directrice générale (PDG) de BRIDGR, et Bernard Tremblay, directeur général de la Fédération des cégeps, ont formé un panel afin de discuter du sujet.

La quatrième révolution industrielle est la fusion entre les machines, les actifs physiques, l’humain et le numérique, selon le conférencier. Elle aura un impact marqué dans le secteur manufacturier.

Au Québec, les entreprises manufacturières dominent dans plusieurs aspects de l’économie. «Le manufacturier est champion de la classe moyenne parce que le salaire moyen est 23 % plus élevé au Québec que dans l’industrie des services. L’innovation, car 1 dollar sur 2 qui est dépensé en innovation au Québec est dans ce secteur. L’industrie produit 1,9 G$ en revenus publics et elle est championne des exportations, car 70 % des exportations viennent du secteur manufacturier et 50 % du PIB vient des exportations au Québec», explique le conférencier. Ces secteurs pourraient être grandement affectés si la transition numérique ne se fait pas au Québec.

Selon le conseiller stratégique chez Deloitte, le marché de l’emploi actuel et l’économie de la province représentent «la tempête parfaite» pour l’arrivée de cette révolution.

Un changement de cap

Comme plusieurs le soulignent depuis des années déjà, il semble résider une peur chez les travailleurs et employeurs face au changement et à l’intelligence artificielle. «Cette révolution transformera le marché du travail. Elle ne le fera pas disparaître comme certaines études le prétendent. À chaque révolution industrielle, les travailleurs ont eu peur, mais je ne crois pas que nous sommes nostalgiques de la façon de faire de la première révolution industrielle», lance M. Duhamel.

Selon lui, le numérique et les technologies sont de plus en plus exponentiels et il voit d’un bon œil la collaboration entre le robot et l’humain. «On parle plutôt d’une future équipe en devenir nommée la robotique collaborative plus qu’un remplacement de l’humain», souligne-t-il.

Des panélistes ouverts à la révolution

Pour la PDG de BRIDG, il y a encore beaucoup de travail à faire avant de voir cette transition vers le numérique pour les entreprises manufacturières au Québec. «On est encore sur un modèle très traditionnel. On a notre routine et notre petit réseau avec qui on travaille. Aujourd’hui, on parle d’intelligence artificielle avec certaines entreprises et c’est beaucoup d’inconnu pour elles. Il faut définir les impacts de ces technologies sur les entreprises et comment elles fonctionneront directement sur le terrain», exprime Mme Boutouchent.

Face à la pénurie de main-d’œuvre, les ressources humaines doivent revoir leur façon de travailler, selon M. Jean. «Il faut drastiquement que les compétences en ressources humaines évoluent ou changent. On est dans un marché où le chercheur d’emplois n’existe plus, on est dans un marché de consommateurs d’emplois. Les ressources humaines doivent passer en mode marketing, il a affaire à un consommateur aujourd’hui», ajoute-t-il.

Tous s’entendent pour dire que les emplois actuels changeront au cours de cette transition vers le numérique. Selon eux, les mots-clés sont «requalification des employés».

«Aujourd’hui, il faut que les entreprises se penchent sur une façon de requalifier leurs employés, car avec la pénurie de main-d’œuvre, il n’y a personne qui cogne aux portes des entreprises, affirme M. Tremblay. De plus en plus, le défi est le rehaussement des emplois et des qualifications, il y a donc une transformation des compétences.»

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