Jules Pérusse a travaillé pendant plusieurs heures pour concevoir sa maquette de pont à haubans. CRÉDIT : ÉRICK DESCHÊNES

Si le projet de troisième lien routier entre les deux rives provoque beaucoup de débats dans la région, l’infrastructure désirée par plusieurs alimente également l’imagination de certains citoyens. En effet, le Lévisien Jules Pérusse a décidé de construire une maquette d’une partie d’un possible nouveau trait d’union entre les deux rives.

«Quand on a parlé de la possibilité de construire un tunnel pour permettre la création d’un troisième lien, j’ai trouvé cette idée farfelue en raison des coûts et des délais importants. Ça fait 30 ans qu’on en parle (d’un projet de tunnel). Par contre, j’ai décidé de faire la maquette d’un pont qui relierait Lauzon à l’île d’Orléans, une infrastructure qui serait reliée ensuite à un nouveau pont entre Beauport et l’île», a expliqué le résident de Pintendre sur les origines de son projet.

Ancien travailleur de la Davie, où il a notamment été gabarieur, Jules Pérusse s’est attelé avec minutie dans les derniers mois à développer son projet. À la suite de plusieurs recherches, il a dessiné les esquisses de son troisième lien, qui serait composé de deux parties.

La première serait un pont de faible hauteur entre Beauport et l’île d’Orléans alors que la deuxième serait un pont à haubans entre l’île d’Orléans et Lauzon.

Maquettiste pendant ses temps libres, Jules Pérusse a ensuite créé une maquette pour représenter le pont à haubans qu’il a imaginé. Fier d’ajouter une pierre à l’édifice du débat entourant ce dossier, le résident de Pintendre est convaincu que le projet de troisième lien est nécessaire pour la région.

«Je trouve tellement que les gens font pitié. À l’époque, quand il n’y avait que le pont de Québec, on pouvait attendre des heures pour se rendre sur l’autre rive. 50 ans plus tard, les gens attendent encore plus longtemps. Quand il arrive un accident, ça peut refouler jusqu’à la route Mgr-Bourget, et des fois, même plus loin», a soutenu M. Pérusse.

Une passion qui perdure

Cette création n’est toutefois pas la première du Lévisien, mais l’une des nombreuses maquettes que son passe-temps lui a permis de concevoir. Au total, Jules Pérusse a donné vie, en une quarantaine d’années, à une vingtaine de reproductions à des échelles plus petites, allant de bateaux à la porte Saint-Louis dans le Vieux-Québec.

Initiée pendant son enfance et améliorée grâce aux différentes connaissances qu’il a acquises pendant sa vie, notamment le dessin, la passion du résident de Pintendre lui a aussi permis de percer les secrets pour maîtriser l’art de la maquette.

«Quand j’étais jeune, nous n’avions pas beaucoup de jouets. Ma passion est venue du fait que je voulais avoir des jouets miniatures très bien faits. J’exigeais que ce soit le plus parfait possible. […] Un projet se compte en termes de mois. Ça peut me prendre entre 200 et 300 heures d’ouvrage pour une maquette. Ça prend beaucoup de patience. Quand on réussit, on devient patient», a partagé M. Pérusse.

Redonner à la communauté

Actuellement bien rangé dans sa résidence, les maquettes de Jules Pérusse pourraient bientôt trouver un nouveau toit. En effet, le résident de Pintendre s’en ira bientôt avec sa femme dans une résidence privée pour aînés et il aimerait permettre à ses concitoyens de voir ses créations.

«S’ils le désirent, j’aimerais exposer mes maquettes à des endroits comme le Centre d’exposition Louise-Carrier, la traverse de Lévis ou la marina de Lévis. Ce serait dans le patrimoine», a conclu M. Pérusse.

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