Les affiches des élèves (1re photo). La poutine cuisinée par St-Hubert d’après la recette envoyée (2e photo). CRÉDIT : COURTOISIE

La recette pour aimer le français serait-elle la même que celle de la poutine? À en croire deux enseignants de l’école primaire Saint-Louis-de-France, à Charny, la réponse ne fait aucun doute. Au menu pour la classe de 6e année :mathématique et anglais intensifs, des exercices de lecture et d’écriture à la saveur du mélange culinaire.

Derrière l’appellation Projet Poutine se cachent toute une série d’activités menée pendant quatre semaines par Molly Genest-Simard et Sébastien Bourgault avec les 23 élèves d’une classe de 6e année dans le cadre de l’apprentissage du français. Parler la bouche pleine n’étant pas chose recommandée, plutôt que de manger la poutine, les élèves ont commencé par la lire.

Pour préparer une bonne poutine, commencez donc par lire l’ouvrage pour la jeunesse d’Andrée Poulin, La plus grosse poutine du monde. L’objectif pédagogique de ce travail était de faire connaître aux élèves une œuvre littéraire d’une auteure québécoise. 

«À travers la lecture, on travaille les personnages, les différents procédés d’écriture, les stratégies de lecture et, par le fait même, la compétence Communiquer oralement avec des échanges riches», explique Molly sur le processus d’apprentissage mis en œuvre.

L’enseignante a ensuite demandé aux élèves d’inventer, à leur tour, la poutine de leur rêve. Les jeunes devaient choisir les frites utilisées, le fromage mis en vedette, la thématique mise en valeur et les extras qui font toute la différence pour rendre une poutine unique en son genre. 

Une fois la création terminée, les élèves ont réalisé une affiche publicitaire. La réclame devait contenir un titre, un slogan et respecter des consignes précises qu’une affiche publicitaire doit présenter.

Pour finir, les jeunes ont rédigé une lettre adressée à leur restaurant préféré. Dans la missive, ils devaient présenter l’objet de leur message, leur poutine et les raisons de leur choix, ainsi qu’expliquer pourquoi, selon eux, leur recette devait figurer au menu du restaurant. 

Chaque groupe a aussi présenté sa création devant la classe, puis toutes les lettres ont bel et bien été envoyées aux restaurateurs. Avoir un destinataire réel a apporté «toute la crédibilité au projet d’écriture de la lettre et une motivation supplémentaire», souligne Molly.

Trois équipes ont reçu une réponse positive du restaurant auquel ils avaient envoyé leur proposition. Charles, Ayden et Frédérik ont eu la surprise de découvrir un message de Zolé! Cuisine mexicaine qui leur a offert de servir leur poutine pendant une semaine dans un de leurs établissements du Groupe TopResto et de venir la goûter. Anna et Justine ont aussi reçu une réponse positive de St-Hubert, ainsi qu’Antoine, Christopher et Justin d’A&W. L’équipe de Florakim, Anne et Sacha a reçu des remerciements de Tutti Frutti pour leur idée.

«Les restaurateurs ont fait un geste extraordinaire. Ils ont répondu à des lettres certes, mais ils ont surtout donné un sens à un projet d’écriture. Pour des élèves de 6e année, ce petit geste a apporté une grande vague de motivation, ce qui est grandiose», se réjouit Molly. 

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