CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

En préparation des prochaines négociations pour de nouvelles conventions collectives qui viennent à échéance le 31 mars 2020, les syndicats des employés de soutien des commissions scolaires de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale ont lancé une tournée de consultation auprès de leurs membres.

À la suite de cette tournée, les syndicats ont constaté un essoufflement marqué auprès des employés de soutien. Qu’ils soient éducateurs spécialisés, concierges, surveillants d’élèves, préposés aux élèves handicapés, travailleurs auprès du service de garde, de la bibliothèque ou au soutien administratif, tous s’entendent pour dire que les conditions de travail sont de plus en plus difficiles et même hostiles.

En effet, le nombre d’actes de violence auprès du personnel n’a jamais été aussi élevé. «C’est sûr que le fait que nos employés n’ont pas beaucoup d’heures fait en sorte qu’ils ne font qu’éteindre des feux plutôt que faire de la prévention. Il nous manque cette étape pour que les intervenants auprès des élèves fassent un travail efficace. On ne pourra jamais la réaliser si nous n’avons pas plus d’heures à donner à ces employés», affirme Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Les représentantes des syndicats des employés de soutien des commissions scolaires des Découvreurs, de la Côte-du-Sud et des Appalaches constatent que la moitié de leurs membres ne peuvent travailler qu’une vingtaine d’heures ou moins à cause des budgets serrés des établissements scolaires publics.

Des conditions de travail de plus en plus difficiles

«On dénote un essoufflement chez le corps enseignant, mais aussi chez les employés de soutien, mais ça, on en parle moins. Ce qu’on demande, c’est un réinvestissement massif du ministère de l’Éducation pour diminuer la précarité d’emplois, offrir des postes à temps plein et le support nécessaire pour permettre un meilleur suivi auprès des élèves», lance Josée Chamberland, présidente du syndicat du personnel de soutien à la Commission scolaire des Appalaches.

Annie Charland a constaté que cette réalité est partagée non seulement entre les régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, mais dans l’entièreté de la province.

Cette situation devient de plus en plus apparente et problématique selon la présidente du syndicat du personnel de soutien à la Commission scolaire les Découvreurs, Isabelle Larouche. «Quand on commence à perdre des employés qui ont 10, 12, 15, 18 ans d’expérience auprès de notre commission scolaire et qui ont de bonnes conditions de travail, c’est là qu’on s’inquiète. Certains se sentent désabusés par le système parce qu’ils n’ont pas de ressources et décident de quitter», ajoute-t-elle.

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches représente plus de 3 000 employés de soutien sur son territoire. Les syndicats déposeront leurs demandes de négociation le 30 octobre prochain. Mme Charland souhaite que les employés de soutien des commissions scolaires ne soient pas oubliés dans le prochain budget du gouvernement caquiste.

Leurs demandes seront précises et concises rassure la présidente du secteur scolaire de la FEESP-CSN. «On ne se cachera pas que depuis qu’il y a eu des coupures importantes dans les commissions scolaires, ce sont les employés de soutien qui en ont souffert les premiers. Nos membres sont inquiets, car on ne sait pas ce qui va se passer avec ce nouveau gouvernement qu’on ne connait pas du tout. C’est certain qu’on aimerait aller chercher un meilleur salaire pour nos membres. On perd des employés, car le privé offre des salaires bien plus concurrentiels», conclut-elle.

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