CRÉDIT : COURTOISIE

Quand une maladie s’est attaquée à son cerveau, Valérie Langlois a été plongée dans le coma. À son réveil dans sa chambre d’hôpital, une partie de sa mémoire avait disparu. Dans un roman inspiré de son vécu, l’auteure raconte comment elle a réappris à vivre.

Écrire son histoire, c’était la mettre en ordre. Même, en combler les vides, en ajoutant des morceaux quand ils manquaient, quand elle avait oublié. Un mot à la fois, Valérie Langlois a reconstitué le casse-tête de sa vie avant la maladie. Et, ce qu’elle a vécu quand elle est entrée à l’hôpital en janvier 2014, atteinte d’une encéphalite auto-immune.

À cause de cette maladie très rare, les anticorps de son système immunitaire se sont attaqués à son cerveau. Six semaines dans le coma. Six mois à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus à Québec. Deux mois en centre de réadaptation. Valérie repart de zéro. Elle réapprend à marcher, à parler, à manger. «J’ai tout réappris du côté gauche, parce que la droite, ça ne marchait plus.»

«Je ne me sentais plus personne»

 Depuis qu’elle s’est réveillée, son passé non plus n’a pas refait surface. Des souvenirs ont disparu, emportés par la maladie. «Après ça, je n’étais plus personne. Il n’y avait plus mes enfants. J’ai perdu ma maison, j’ai perdu mon travail. Il n’y avait plus rien. Je ne me sentais plus personne, à part la fille qui a fait une encéphalite rare.»

Son neurologue l’encourage à se remettre au travail. «Tu sais Valérie, les neurones, c’est comme des muscles, ça se travaille. Écris!», lui dit-il. Valérie ne sait pas si elle est encore capable d’écrire. «Mais, j’ai commencé. Et je me suis rendue compte que c’était une vraie thérapie.»

La page manquante est devenu un livre. Dans ce roman inspiré de son histoire, Valérie Langlois raconte comment elle a retrouvé qui elle était. Et qu’elle est toujours, une femme passionnée par la lecture qui aime écrire et a déjà publié deux romans historiques. 

Pour recoller les morceaux de ce qui s’était passé, elle a posé des questions, beaucoup, à son meilleur ami devenu son conjoint, à sa mère, à ses enfants, au personnel médical aussi. Elle a reconstruit sa vie et ce qu’elle avait vécu.

«L’écrire, ça me faisait du bien et ça me permettait de le mettre en arrière. Maintenant, je ne me sens plus “plus rien”. Je suis redevenue une auteure», affirme-t-elle.

Dans son récit, Valérie retrace le long processus de réadaptation qui a été nécessaire, ponctué de difficultés. Tout comme l’a ensuite été l’écriture. Sa maladie a laissé des séquelles. Elle vit avec des troubles de la vision, de la concentration et de l’équilibre.

Au début, elle a écrit dix minutes, puis vingt et même quarante à la fin. Elle se donnait une heure l’après-midi et une heure le soir. «Mais je n’étais pas capable de faire ça.» À cause des maux de tête. Alors, elle ne s’impose plus d’horaires. «J’écris quand je me sens capable. Je n’écris pas tous les jours.»

Sa vie est redevenue à peu près normale. Valérie ne travaille plus, mais elle espère qu’un jour elle pourra reprendre son métier de psychoéducatrice qu’elle avait dû laisser quand le diagnostic est tombé. C’était d’ailleurs parce qu’elle venait d’être embauchée à Lévis qu’elle s’y était installée. Aujourd’hui, elle s’y est établie pour être avec son conjoint et, aussi, rester à proximité des médecins.

«Je conduis. Je suis fiancée. Je suis très heureuse. Je même suis plus heureuse qu’avant. J’ai complètement une autre perspective de vie. Je suis contente d’être en vie. Je ne devais pas être en vie. Et puis si j’étais en vie, je devais être catatonique. Le pronostic n’était pas positif», confie-t-elle. 

Plutôt que de répondre  aux questions, Valérie dira maintenant : «“Voilà! Ça ressemble à ça.” Même si, bien sûr, c’est romancé, rappelle-t-elle. La plupart de mes proches connaissent l’histoire. Mais je reçois beaucoup de questions. Alors, ça va aider à comprendre. Mes enfants, oui, ils savent que j’ai été malade. Mais ils n’étaient pas à l’hôpital avec moi. Ils ne savent pas tout ce que j’ai vécu.» 

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