Le photographe expose son travail réalisé entre l’été 2017 et l’été 2018. CRÉDIT : AUDE MALARET

De retour le temps d’une exposition dans la Ville qui l’a vu naître et grandir, John R. Porter présente trente de ses photographies au Centre d’exposition Louise-Carrier jusqu’au 9 juin. D’un regard curieux, il s’attarde dans un instant déjà parti. Le saisissant dans toute sa fugacité, il révèle par ses instantanés d’éphémères motifs figés dans ses compositions.

Dans cette maison qu’il a connue au temps où elle était habitée, John R. Porter revient exposer ses photographies. En 1967, alors qu’il entame sa dernière année d’étude au Collège de Lévis, celui qui n’est encore qu’un jeune homme rêveur vient, de temps à autre, rendre visite aux occupants de l’ancien presbytère, Louise Carrier et André Garant, son professeur d’arts plastiques.

Cinq décennies se sont écoulées depuis, pendant lesquelles John R. Porter a été directeur du Musée national des beaux-arts de Québec, de 1993 à 2008, ainsi que professeur d’histoire de l’art à l’Université Laval pendant plus de vingt ans. Avec ses œuvres photographiques cette fois, il revient dans un des lieux marquants de ses jeunes années et renoue avec ses rêves d’alors.

Une évocation du temps qui passe

Ses œuvres évoquent le temps qui s’écoule. John R. Porter photographie la nature, les marques laissées par les saisons, les couleurs des ses voyages. Derrière l’objectif, il fixe L’empreinte des jours, titre de son exposition, et s’amuse du jeu des apparences. Son œil capte les reflets, les traces, les surfaces dans des compositions entre figuration et abstraction.

Ici la surface de l’eau, là le reflet des arbres sur le canal du Midi, en France. John R. Porter montre la rugosité de l’écorce, le blanc de l’écume, les distorsions de la lumière, la densité de la végétation, la matière.

«Je vais chercher dans les endroits où je passe, ici et à l’étranger, des morceaux, des instants, des portions de réel et j’ai dégage le magnifique que trop souvent dans notre société contemporaine, on ne voit plus. Je m’arrête. Je saisis l’empreinte des jours», illustre-t-il.

S’arrêter et contempler

Par la photographie, John R. Porter a trouvé sa manière d’arrêter le temps, de faire durer des moments privilégiés. Il invite les visiteurs à prendre le temps de s’arrêter pour apprécier ce qui s’offre à leurs yeux, une «banalité parlante».

De son regard, celui qu’il porte sur le monde, il retient ce qui nous échappe, repart trop vite. «Ironiquement dans certains cas, pour arrêter le temps il faut aller très vite. Parce que l’instant est fugace.»

Dans son travail, le photographe manifeste une «obsession de l’authenticité» de ce qu’il voit. «Tout ce que vous voyez, je l’ai vu tel quel», dit-il. Aucun de ses clichés ne sont d’ailleurs ni retouché ni recadré et n’ont été prix avec un filtre. Son outil, c’est un appareil «ordinaire qui n’a rien de sophistiqué».

Les photographies sont imprimées sur toile. «Ça vient leur donner une texture additionnelle et dans certains cas, ça sert très bien la photographie car on a l’impression que quelque chose en sort.»  John R. Porter puise dans le réel pour jouer avec l’abstraction en modifiants les repères.

«Qu’est-ce que j’abstrais de mon environnement? À quel moment? Le hasard fait que je vois quelque chose, je le saisis.» Montrer ce qui échappe au regard. Le partager. John R. Porter invite à la contemplation d’un moment devenu éternel.

Visite commentée avec John R. Porter, le dimanche 2 juin, à 14h. Jusqu’au 9 juin, au Centre d’exposition Louise-Carrier.

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