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«Être entrepreneure, c'est avoir une vision»
Publié le 13 novembre 2017 10h13

Depuis 5 ans, une poignée d'élèves du Juvénat Notre-Dame de Saint-Romuald participent au projet Entrepreneuriat de leur établissement scolaire. Plus d'une vingtaine de jeunes sont investis dans une douzaine de projets cette année et ils ont eu droit, le 8 novembre, à une bonne dose d'énergie grâce à la visite de Méranie Labrie.

Par Valérie Maltais
valeriemaltais@journaldelevis.com

Mère de famille et marathonienne, cette entrepreneure originaire de Saint-Agapit a voulu démontrer que «manger santé, ça goûte bon!». Ne trouvant pas de collations santé à son goût, elle a pris sa cuillère en bois pour créer des galettes à base de purée de dattes, son ingrédient vedette, sans gras ni sucre ajouté. 

«En 2013, à 35 ans, j'ai compris ce que je voulais faire dans la vie. Je ne comprends pas qu'on ait peur que ça ne marche pas. Ça ne prend que de la persévérance», a partagé celle qui est aussi cofondatrice de l'agence d'idéation 21 grammes, devant un public conquis, composé d'enseignants, d'élèves et d'anciens du projet Entrepreneuriat.

Dès le jour 1, derrière le comptoir de sa cuisine, elle a appelé son produit Ces galettes dont tout le monde parle, un slogan qui allait s'avérer prémonitoire. 

Se démarquer

Avec sa cuillère en bois et beaucoup de volonté, Méranie Labrie a d'abord créé 70 recettes et la base pour un premier livre. Il y a une multitude d'ouvrages culinaires, mais celui de Madame Labriski s'est vendu à       50 000 copies en quatre semaines. Il est le livre de cuisine le plus vendu au Québec en 2017.

Avec un nom de marque qui voyage bien à l'international et un produit santé synonyme de bonheur et de bien-être, l'entrepreneure a vite su se démarquer. «Je ne suis pas une nutritionniste, mais la galette est devenue une passion», a-t-elle fait valoir, rappelant son parcours dans les domaines des communications, du marketing et de la rédaction humoristique. 

«Être entrepreneure, c'est avoir une vision. Si tu as le goût de le faire, fais-le! Parce que lorsqu'on fait ce qu'on aime, on ne travaille pas. Je voulais faire de ma vie un grand rêve et non vivre avec un grand rêve», a lancé avec enthousiasme la femme aux multiples chapeaux.

La mission entrepreneuriale

Ce message plein d'espoir entrait parfaitement dans la mission du projet parascolaire dirigé par David Caron, enseignant en mathématiques de 4e et 5e secondaire. «Le produit n'est pas si important, c'est l'énergie et le désir de le pousser, puis le fait d'y croire que je trouve intéressant», a indiqué l'organisateur de cette conférence.

Depuis cinq ans, des entreprises de bijoux, des lignes de vêtement, une cantine, une entreprise de tonte de pelouse, communautaire ou de services, même un salon de coiffure ont été créés. Certains projets existent toujours un an, deux ans, même trois ans après leur naissance. «L'entreprise survit, ou non, selon le temps que les jeunes y consacrent», a constaté M. Caron.

Avec une rencontre par semaine, quelques dates de tombée, une foire et le concours Face aux Dragons, les prochains mois seront bien chargés pour ces élèves de la 3e à la 5e secondaire. La plupart feront face à des obstacles, mais quand le projet va se concrétiser, tous les profits leur appartiendront.

Sur la photo : Méranie Labrie, alias Madame Labriski, a invité les jeunes entrepreneurs du Juvénat Notre-Dame à s'inspirer des autres, mais sans les copier. «Il faut créer», les a-t-elle inspirés.

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