Le long séjour de Lionel Lefebvre aux États-Unis lui a permis de développer son talent artistique. CRÉDIT : ÉRICK DESCHÊNES

Jockey pendant plusieurs années aux États-Unis, le Lévisien Lionel Lefebvre a pu développer un grand talent artistique grâce à sa passion des chevaux. En plus de lui fournir une source d’inspiration inépuisable, son travail équestre lui a permis d’avoir les moyens pour suivre des cours afin de devenir peintre.

C’est au tournant des années 50 que la série d’événements ayant mené l’homme de 90 ans originaire de Saint-Romuald à développer sa passion artistique a débutée. Travailleur à la Davie à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Lionel Lefebvre s’est alors engagé dans le Royal 22e Régiment, unité qui allait être déployée en Asie pour prendre part à la guerre de Corée.

Stationné avant son départ dans l’État de Washington (nord-ouest des États-Unis), le jeune Lévisien s’est lié d’amitié avec des Américains. En raison de son petit gabarit digne d’un jockey, il pèse encore aujourd’hui 106 livres, ces derniers lui ont demandé s’il exerçait cette profession. Si ce n’était alors pas le cas, l’idée lui est restée en tête.

Après sa participation de six mois à la guerre de Corée et d’un séjour de trois ans à Toronto où il a commencé à travailler avec les chevaux sur des terrains de course, Lionel Lefebvre a œuvré pendant 40 ans dans l’industrie des courses de chevaux, à titre de jockey et de vendeur de billets.

Transformer son temps libre en œuvres

C’est lors de ses soirées libres que l’homme qui a vécu 63 ans chez nos voisins du Sud a découvert la peinture. Lionel Lefebvre a eu la chance d’étudier à la Pennsylvania Academy of Fine Arts (académie des beaux-arts) et au Fleisher Art Memorial.

«Au lieu d’aller à la taverne, j’aimais mieux suivre des cours, notamment d’espagnol et d’art. Je m’y suis appliqué. J’ai pu participer à plusieurs expositions et symposiums aux États-Unis, dont une à New York avec Tug McGraw, un lanceur des Mets (baseball), comme j’étais un jockey connu et peintre. Comme je connaissais beaucoup les chevaux, j’en ai peint beaucoup, mais j’ai pratiqué différents styles, comme la nature morte, le pointillisme ou le réalisme», se rappelle M. Lefebvre.

En plus de la création de plusieurs peintures, le résident du quartier Lévis depuis 2017 s’est aussi attaqué à la sculpture. S’il n’a pas adoré cet art en raison de la forte charge de travail qu’il nécessite, sa démarche lui a quand même permis de créer une série de quelques œuvres en lien avec la thématique équestre.

Toujours passionné

 Ne disposant plus d’un studio comme il vit désormais en appartement, Lionel Lefebvre ne peint plus. Toutefois, l’art n’est jamais bien loin dans la vie du nonagénaire.

«Ça me manque, mais je peux toujours prendre un crayon des fois et faire des petits dessins. Chaque jour, je pratique ma musique, comme je joue de la mandoline grâce à des cours que j’ai suivis. J’ai même eu la chance d’être dans un orchestre aux États-Unis. Mais, pour revenir à la peinture, c’est sûr que j’aimerais pouvoir exposer mes œuvres dans ma ville natale», conclut M. Lefebvre.

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