CRÉDIT : COURTOISIE

Le 25 mai dernier se tenait au Domaine Pointe-de-Saint-Vallier le lancement du projet régional URBI. Nicolas Godbout (2e photo), de Bellechasse, ainsi que Maxime Plamondon (3e photo), de Lévis, y feront une résidence littéraire pendant la saison estivale.

D’ici la fin du mois d’août, le conteur Nicolas Godbout et l’écrivain Maxime Plamondon seront au Domaine de Pointe-Saint-Vallier, à Saint-Vallier dans Bellechasse, afin d’y écrire huit histoires pour le projet URBI. Parmi tous les projets artistiques envoyés au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), URBI a été retenu.

L’organisation et ses partenaires financent donc le projet à la hauteur de 17 000 $. Les deux artistes se sont connus au travers de différents festivals littéraires. Nicolas avait envie de travailler avec Maxime et il lui a alors proposé ce projet

Processus créatif

Les écrivains souhaitent s’inspirer de l’endroit et de ses paysages ainsi que des histoires et légendes qui occupent la Côte-du-Sud.

«On s’est donné comme créneau l’uchronie et la dystopie. On s’est dit que ça allait s’enraciner dans la Côte-du-Sud, de Saint-André-de-Kamouraska jusqu’à Lévis.»

Les deux artistes au style divergent, Nicolas plus dans le traditionnel et Maxime plus dans la fiction, comptent trouver l’harmonie pour créer un mélange entre les faits qui se sont déroulés dans la région tout en tanguant vers la dystopie et l’uchronie. Chacun rédigera quatre histoires.

«On souhaite construire nos histoires à partir de sujets réels et ensuite dériver sur des scénarios dystopiques. Par exemple, la bombe atomique qui a explosé au-dessus de Kamouraska dans les années 50 (fait), qui aurait finalement menée à la fin du monde (dystopie)», raconte les auteurs.

Ils vont se prévoir des moments sur place pour s’imprégner des lieux et même y faire des séances de création littéraire avec les visiteurs et l’animation d’une soirée de conte.

«En soi, c’est une institution avec une programmation, un milieu d’interprétation, donc on va en profiter pour échanger avec les visiteurs et s’inspirer d’eux», explique Nicolas. Ils vont même inviter des auteurs qu’ils connaissent et des gens pour réseauter, échanger et dialoguer.

Un balado

Ce seront donc huit histoires indépendantes les unes des autres qui seront écrites dans le cadre du projet, mais Nicolas Gobout et Maxime Plamondon se laissent tous de même une liberté dans leur processus créatif. Leur quartier général se trouve au Domaine, mais ils iront tout de même à leur résidence principale. «On a besoin d’être dans nos affaires aussi pour rédiger», affirme Maxime.

«On est établis ici, c’est notre quatier général, mais rien n’empêche qu’on sorte un peu de la région pour trouver d’autres inspirations», ajoute Nicolas.

L’objectif de ces récits est d’être transformés en balado. Il se laisseront une marge de manœuvre quant à la mise en voix de leurs histoires et «ce sera Maxime qui fera la narration avec sa voix radiophonique», souligne Nicolas. D’ici la fin du mois d’août, ils auront écrit leurs histoires, enregistré leur balado et fait l’arrangement sonore pour créer un univers à chaque histoire.

Puis, le 29 octobre, il y aura un lancement en grande première pour le public où ils diffuseront le fruit de leur travail à la Maison de la culture de Bellechasse, à Saint-Damien-de-Buckland.

Urbi et orbi

Le nom URBI provient de urbi et orbi. Cette expression latine, notamment utilisée pour nommer une importante bénédiction offerte par le pape, signifie partout et pour tous. «On trouvait qu’URBI ça sonnait comme urbain, urbanité. C’est un territoire délimité et nous c’est ce que l’on va faire» explique Nicolas.

La plateforme de diffusion qu’ils utiliseront n’est pas encore choisie. Le plus important pour eux est de rester propriétaire de leurs œuvres et de pouvoir en faire profiter à un maximum de personnes. C’est un processus de création évolutif, il sera en constant changement.

Il est possible de suivre l’évolution de la résidence de Nicolas Godbout et Maxime Plamondon sur la page Facebook URBI.

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