Ici, les jeunes devaient prendre en compte des différents axes de l’identité de ce personnage en pain d’épices afin de définir sa personnalité. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Le projet de l’INTERmédiaire est accueilli comme un soulagement pour les jeunes de la région qui sont intéressés ou font partie de la communauté LGBTQ+.

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«Ça fait vraiment du bien de venir ici et de jaser sans sentir de discrimination», lance d’emblée Frédérique (nom fictif), une adolescente qui était aussi présente à la première rencontre de l’INTERmédiaire en décembre dernier.

Ces jeunes ont énormément partagé au cours de la soirée, ils semblaient habités d’un besoin d’échanger. «Ça permet de rencontrer des gens et de voir ce que les autres ont vécu de leur côté. On en vient à se demander pourquoi une personne doit vivre des moments plus difficiles qu’une autre», ajoute Marie (nom fictif) quant aux réflexions que ces ateliers lui amènent.

Pour eux, c’est une façon de se libérer de plusieurs angoisses. «La dernière fois, je suis rentrée chez moi et je repensais à ce que les autres avaient dit. Je me disais que moi aussi ces situations-là m’étaient arrivées. Ça fait du bien, on se sent juste moins seule après», explique Frédérique.

Est-ce qu’on en parle assez?

Chacun d’entre eux s’entend pour dire qu’il faudrait beaucoup plus parler des questions d’identité de genre et d’expression de genre.

«On n’en parle pas assez. On passe beaucoup de temps à l’école et encore aujourd’hui, ce n’est pas quelque chose qui est considéré comme normal. On devrait le faire rentrer dans la norme et inclure ce genre de discussions dans les familles. Je pense que la prochaine génération va changer beaucoup de choses», partage Frédérique.

«Je pense qu’on devrait en parler plus pour que ce soit plus accepté dans la vie de tous les jours. Il faudrait tellement commencer par faire des présentations à l’école pour que les jeunes comprennent que c’est normal. Ce n’est pas parce que tu es homosexuelle ou transgenre ou n’importe quoi que tu n’es pas normale», propose Marie.

Pour Antoine (nom fictif), le Québec n’ouvre pas assez grand ses portes à la différence afin qu’elle devienne normalité. «Je pense qu’il manque de diversité culturelle au Québec. Il faut des idées différentes. Ainsi, il y aurait beaucoup moins de préjugés», conclut-il.

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