Sur la 1re photo : Daniel-Étienne Vachon, directeur du CFMVL, Jack Dupuis et Steve Jobin, enseignant au CFMVL. Sur la 2e photo : Jack Dupuis avec sa famille. CRÉDIT : MÉLANIE LABRECQUE

Jack Dupuis fait maintenant partie de l’élite mondiale de la mécanique de machinerie lourde. Le diplômé du Centre de formation en mécanique de véhicules lourds de Lévis (CFMVL) est revenu couvert d’argent du 45e Mondial des métiers qui a eu lieu à Kazan, en Russie, du 22 au 27 août.

Par Mélanie Labrecque - Collaboration spéciale

Ils étaient 15 jeunes professionnels d’autant de pays à travailler pour la médaille d’or. Pendant trois jours, à raison de deux périodes de trois heures, Jack devait analyser, résoudre et réparer différents problèmes: électricité, système hydraulique, freinage, etc., sur différents engins. Ce n’était pas toujours évident. 

«La compétition avait bien commencé, à la deuxième épreuve j’ai eu des difficultés. C’était une inspection de machinerie. Il y avait beaucoup de points. Je pensais que ce serait facile, mais c’était le contraire: les documents étaient difficiles à lire, il y avait la langue, je n’avais pas accès à un traducteur, je me suis stressé avec le temps. Après ça, je me suis rattrapé, j’ai mis ma mauvaise expérience de côté et j’ai fini en beauté», a-t-il décrit.

«Il a bien performé», a noté Steve Jobin, l’enseignant qui l’a aidé à se préparer. Cette deuxième place constituait également le meilleur résultat de l’équipe canadienne, ce qui a valu à Jack la médaille Meilleur de la nation. Parmi les 32 Canadiens, il est le seul à avoir rapporté une médaille.

Préparation

 Jack a laissé un emploi très lucratif dans une mine d’or au Nunavut afin de se consacrer entièrement à son entraînement. De février à mai, il se rendait, dès 5h, dans les ateliers du CFMVL pour travailler et parfaire ses compétences et ses connaissances.

«Les vacances, Jack n’en a pas eu cet été. Il les a passées à l’école et j’étais avec lui. Il a fait un gros travail. […] Il ne m’a jamais dit qu’il était tanné», a expliqué Steve Jobin. La veille de son départ pour la Russie, il était encore en train de résoudre des problèmes mécaniques, a noté M. Jobin.

S’est ajoutée une préparation mentale pareille à celle des athlètes de haut niveau. «On s’entraînait à faire face à l’imprévu, rapidement», a précisé M. Jobin. «On m’a expliqué que je n’avais pas le contrôle sur le temps et la performance des autres. Ça ne doit pas être des facteurs de stress. Le souci, c’est notre performance et notre travail», a poursuivi Jack.

De plus, pendant la compétition, avant les épreuves, il avait accès aux engins qui seraient présentés. Chaque fois, il prenait le temps de mémoriser le numéro de série. «Je pouvais, par la suite, aller voir les plans, me familiariser avec le fonctionnement afin d’être en mesure de bien effectuer un diagnostic.»

Parcours de rêve

La route qui a mené le résident de Val-Alain vers Kazan a été longue. Le jeune homme a dû faire ses preuves à plusieurs reprises. En 2017, il a gagné l’or une première fois aux Olympiades canadiennes des métiers et des technologies. L’année suivante, il a répété l’exploit aux olympiades québécoises et canadiennes. Il a pris part à une compétition en Europe où il a remporté une seconde place et a finalement participé aux qualifications pour l’équipe canadienne en mai dernier.

Histoire familiale

Derrière lui, il avait les membres de sa famille qui le supportait. «Il nous rend heureux avec ce qu’il réussit. On sait qu’il aime ça, que ce n’est pas forcé. C’est en lui», a confié sa grand-mère, Jocelyne Renaud Dupuis.

Fils et petit-fils de mécanicien, c’est entouré d’outils et de véhicules qu’il a grandi. «Je suis très fier de lui. Petit, il me suivait partout. Il en a fait des heures dans le garage et le cambouis. […] On a travaillé sur plusieurs projets ensemble quand il était petit», a expliqué son père, Stéphane Dupuis.

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