Les participants ont découvert l’encre à l’alcool. Photos : Aude Malaret

À la Ruche d’art du Filon, les participants laissent aller leur inspiration. Le temps d’un après-midi, un espace de liberté et de rencontre se forme et donne à chacun la possibilité d’exprimer sa créativité.

Autour de la table, des visages concentrés,  penchés au-dessus d’un papier blanc et brillant, y déposent des gouttes colorées. Deux participantes discutent entre elles, d’autres se montrent leur création le sourire aux lèvres.

Une vingtaine de personnes sont réunies dans le local de l’organisme communautaire le Filon pour la Ruche d’art. «Le principe, c’est de rendre un espace de création. Le matériel est disponible et gratuit pour permettre à des gens de venir créer librement», présente la partageuse du jour, l’artiste et membre du comité organisateur de l’événement Stéphanie Maud Dumas. 

C’est la technique de l’encre à l’alcool que les participants découvrent aujourd’hui. «On met des gouttes et ça s’en va tout seul, ça fait son chemin sur le papier. On peut souffler avec une paille, on peut en remettre», partage Ghislaine fière de sa création qu’elle a hâte de montrer à ses proches. 

La technique est propice au lâcher-prise. «C’est méditatif de voir l’encre qui travaille et le processus chimique se réaliser. Le résultat est immédiat. Ça a un côté très ludique. C’est l’enfant en nous qui s’amuse. C’est libre, hors d’un contexte normé et prédéterminé. C’est comme un dialogue avec l’encre», illustre Stéphanie Maud Dumas.

Oser et se lancer

Avec sa Ruche d’art, le Filon offre la possibilité à celles et ceux qui le souhaitent de s’initier à différentes techniques artistiques, même si l’idée peut paraître déconcertante à certains. «Il y a quelque chose d’intimidant. J’étais très débutante et de me laisser aller, j’ai laissé tomber les barrières», confie Caroline Gilbert, participante et membre du comité organisateur, qui a réalisé pas moins de quatre signets.

Sortir les gens de la performance, oser et se lancer, c’est ce que souhaite Audrey Evers, agente de développement au Filon. «J’aimerais que cette activité soit un lieu en dehors du temps et de nos rôles. Quand on est au travail ou à la maison, on a des attentes envers nous. Mais quand on vient ici, on est tous au même niveau. On se voit sous un nouvel œil, peu importe qui on est. Il n’y a pas de jugement.» 

La Ruche d’art a ainsi été imaginée pour être un moment rassembleur. «Au Filon, on veut retisser des liens dans la communauté et l’art, c’est magnifique pour ça. Les gens sont contents de rencontrer d’autres personnes et de sortir de leur réseau», souligne l’employée de l’organisme. 

Comme le dit Julie, l’une des participantes : ici, personne ne se connaît et tout le monde se parle. Accompagnée par une travailleuse de rue, la jeune femme a découvert la Ruche d’art lors du dîner communautaire organisé avant l’activité. Pendant ces quelques heures, elle a pris le temps de faire ce qu’elle aime.

«Ça me sort de mon isolement. C’est une façon d’extérioriser, partage-t-elle. J’ai l’impression d’avoir fait quelque chose d’intéressant de mon après-midi. Ça m’a fait du bien.» Sur son signet, une forêt a pris vie dans une explosion de couleur verte. 

Parce qu’avant tout l’art est une belle manière de s’exprimer, rappelle Audrey Evers du Filon. «Et, ça peut être une manière quand on n’a pas les mots pour.» Dans leurs créations, les participants peuvent exprimer leur intériorité, se laisser inspirer par le matériel à leur disposition et même découvrir une nouvelle confiance en eux nourrie par la joie d’avoir réalisé une œuvre. 

La prochaine Ruche d’art du Filon se tiendra le 17 juin, de 13h à 15h, au 4577, boulevard Guillaume-Couture, à Lévis. L’activité est ouverte à tous et gratuite. Information sur la page Facebook du Filon (@lefilonlevis). 

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