Objectif Québec! et Accès études Québec se sont unis afin de faciliter le processus d’immigration d’étudiants ou travailleurs français en sol québécois.

La France et le Québec ont toujours ressemblé à deux cousins éloignés qui cherchent à mieux se connaître. Avec la pénurie de main-d’œuvre qui s’étend sur la Belle Province, l’immigration des travailleurs français fait partie des différentes pistes de solutions et l’organisme Objectif Québec! a décidé de miser là-dessus.

En activité depuis près d’un an, Objectif Québec! est un organisme qui aide les entreprises québécoises à recruter des travailleurs français. Il facilite grandement l’immigration des Français désirant venir étudier ou travailler au Québec.

Objectif Québec! travaille de pair avec Accès études Québec afin d’offrir des formations québécoises ou des milieux de stages intéressants à ceux qui choisissent de quitter leur pays.

«Il existait déjà différentes entités au Québec et en France pour le recrutement, mais il n’y avait pas tellement une fusion entre deux entités québécoise et française. Notre force réside-là, nous sommes complètement unis. Il n’y a pas mieux qu’un Québécois pour s’occuper du Québec et, inversement, un Français pour la France», explique Christelle Colling, fondatrice et directrice d’Objectif Québec!.

Les deux organismes voyagent fréquemment entre le Québec et la France. Au Québec, ils rencontrent des entreprises qui cherchent à pourvoir leurs postes vacants et comptent sur des immigrants de confiance pour y parvenir. Tandis qu’en France, ils rencontrent des travailleurs ou étudiants qui ont envie d’un nouveau style de vie.

Leur service est facile, gratuit et clé en main pour les immigrants. «Les Français nous demandent souvent où est l’arnaque. La formation est gratuite, on les accueille à l’aéroport, on leur trouve un logement, on fait tous les papiers avec eux et on les aide à trouver un emploi, ça les étonne de voir qu’il existe cette possibilité et qu’elle est simple», ajoute Alain Blanchette, président d’Accès études Québec.

Une solution à un besoin québécois criant

 Les deux entrepreneurs, l’une française et l’autre québécois, répondent au manque de main-d’œuvre sur le marché du travail québécois, mais aussi au manque d’étudiants dans certains secteurs.

«Pour les centres de formation, surtout en région, la clientèle est constituée de jeunes qui sortent du secondaire et d’adultes qui désirent retourner aux études pour se perfectionner. Avec le taux de chômage qu’on a en ce moment, ces adultes-là ne retournent plus aux études et certains programmes ne peuvent pas démarrer à cause du manque d’élèves», affirme M. Blanchette.

L’an dernier, une centaine d’étudiants français sont passés par Objectif Québec! afin d’étudier dans différents établissements québécois dont le Centre de formation professionnelle de Lévis et le Centre de formation professionnelle Gabriel-Rousseau dans la région. Pour la prochaine année, les deux organismes prévoient attirer 150 Français en sol québécois.

Des différences culturelles à considérer

 Selon Mme Colling, il a deux profils types de Français qui décident de s’expatrier.

«Il y a le jeune dans la vingtaine qui se dit ‘’pourquoi pas aller au Québec, ça semble pas mal’’, mais sans avoir un projet d’immigration clair derrière la tête. Puis, les plus de 30 ans, mariés avec deux enfants, qui décident d’immigrer pour la qualité de vie du Québec, la sécurité et surtout pour offrir autre chose à leurs enfants», souligne la fondatrice d’Objectif Québec!

Pour offrir plus d’information et faire exploser l’engouement vers le Québec dans toute la France, les deux organismes organiseront le mois du Québec sur tout le territoire français au mois d’octobre prochain. L’objectif sera d’informer le plus de Français possible sur les opportunités de travailler au Québec.

Christelle Colling prépare aussi les Français aux différences culturelles entre la France et le Québec. Selon elle, ils croient souvent qu’étant donné la langue commune, il sera plus facile de s’intégrer, mais ils font erreur.

«Se préparer à aller au Québec, c’est comme se préparer à immigrer n’importe où dans le monde. Ce n’est pas parce qu’on parle le français aux deux endroits que forcément on a les mêmes codes. Les Français devraient se poser les mêmes questions que s’ils quittaient pour le Japon ou la Chine avant de venir habiter au Québec», conclut-elle.

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