Photo 1 : Nellie Carrier espère tourner son film au plus tard l’été 2020. CRÉDIT:EVEDUFAUD- Photo 2 : La jeune cinéaste de 27 ans tournera son deuxième court-métrage après Néant. CRÉDIT: SAMUELBOISVERT

Ancienne étudiante en cinéma au Cégep de Lévis-Lauzon qui a fait sa place dans le monde de la production cinématographique, Nellie Carrier a remporté un prix de 100 000 $ à un concours de scénario. Son court-métrage Boulevard 132 sera tourné à Lévis.

Dans les rues de Lévis, une fillette de 8 ans. Josette a décidé de refaire sa vie. Sa tante vient de mourir, elle s’est lancée dans le fleuve avec sa vieille Buick. Du haut de ses trois pieds et quart, l’enfant fuit une famille dysfonctionnelle. Mais pour quelle destination? Sur sa route, elle croisera la solitaire Michèle, une camionneuse dans la soixantaine.

Ce film décalé raconte les aventures d’une enfant qui pose sur le monde un regard lucide et cru, parfois dur, teinté de la naïveté de la jeunesse. La voix narratrice, qui n’a pas la langue dans sa poche, déroule le fil du récit et entraîne le spectateur placé à sa hauteur. 

«On est plongé dans la vision de cette enfant. Ça frôle parfois l’imaginaire. C’est une histoire de femmes et de filiation entre femmes. D’ailleurs, le film est quasiment féminin à 100 %. Il se demande comment on peut trouver des modèles dans la vie, dans notre famille ou ailleurs, qui nous permettent de grandir et de trouver de l’espoir», présente son auteur. 

Le scénario écrit par Nellie Carrier s’intitule Boulevard 132. Douze pages qui racontent l’histoire de Josette et qui ont valu à la jeune cinéaste de 27 ans de repartir du festival international du court-métrage de Saguenay avec le Grand prix de 100 000 $, décerné au meilleur scénariste de la relève dans le cadre d’un concours de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC). 

Pour tourner la quinzaine de minutes que durera cette comédie dramatique, 50 000 à 75 000 $ supplémentaires seront nécessaires. Mais ce financement inattendu a fait passer sans délai l’idée de Nellie Carrier à l’étape de la production. Son projet pourra ainsi être réalisé à la fin de l’été prochain ou le suivant selon la progression accomplie au cours des prochains mois. 

Six à sept jours de tournage

C’est à Lévis que la jeune réalisatrice prévoit de démarrer le tournage qui durera entre six et sept jours. «Ça me fait tellement plaisir de venir faire ce film à Lévis. J’en rêve depuis longtemps. Retourner dans mon patelin pour tourner, c’est fabuleux. Encore plus avec cette histoire, car elle me tient à cœur», se réjouit-elle. Nellie Carrier fera appel à des habitants de Lévis qui auront des rôles de figurants dans son film. Elle espère tourner des scènes au chantier maritime et pourrait demander à des ouvriers de participer.

Pour celle qui a passé ses années de primaire à l’École Saint-Joseph, les lieux sont familiers. «Tout autour, le quartier de la Davie, c’est là où j’allais jouer quand j’étais jeune. C’est un quartier que je connais bien et qui, cinématographiquement, est chouette. On ne l’a jamais vu ou presque jamais dans un film. Je pense que le seul film qui a été tourné à Lévis, c’est Diego Star», souligne la réalisatrice. 

Nellie Carrier a installé son histoire dans les années 1990, parce qu’elle en aime l’esthétique et que les souvenirs de cette époque lui restent en mémoire aujourd’hui encore. 

Dans son film, elle s’inspire de ce qu’elle était plus jeune. De sa mère aussi. «Ce désir de voir le monde, de le découvrir et d’être indépendante. On porte ça toutes les deux, la curiosité pour la vie. C’est un mélange de nous deux.»

Écrit à l’automne dernier, le scénario a puisé dans des flashs, des idées et des personnages qui habitaient la cinéaste depuis longtemps, avant même que l’histoire prenne forme. 

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