Raphaëlle Laverdière, chercheuse, Érick Plourde et Manon Bouliane du REPSAQ ont présenté les résultats, le 5 septembre. CRÉDIT : AUDE MALARET

Où est produite, transformée, distribuée, partagée ou achetée la nourriture à Lévis? Un collectif d’organismes communautaires a dressé l’état des lieux du système alimentaire de la ville afin de comprendre son fonctionnement et d’évaluer les besoins sur le territoire.

C’est un diagnostic du système alimentaire lévisien que posent des organismes communautaires de Lévis avec le projet Aliment pour tous. Lancée par Le Filon, cette démarche collective vise à mieux connaître le territoire et ceux qui s’y trouvent afin de favoriser l’accès  à une alimentation saine et économique.

«Les organismes communautaires qui travaillent en sécurité alimentaire répondent à des problématiques. Plutôt que mettre un pansement sur la blessure, on a pris un moment de réflexion pour comprendre notre système local», présente Érick Plourde, directeur de la Corporation de développement communautaire (CDC)de Lévis.

Comment les aliments sont-ils produits et transformés sur le territoire de Lévis? Où les résidents se procurent-ils leur nourriture? Peut-on manger sans acheter? C’est ce qu’ils ont voulu savoir grâce à une étude. Les résultats ont permis aux organismes d’identifier des initiatives et des actions qui pourraient être mise en place pour répondre aux besoins des Lévisiens. «On veut se donner une vision commune et développer un projet collectif», ajoute-t-il.

Une cartographie de l’alimentation

Une carte interactive dessine le portrait du système alimentaire de Lévis. La plateforme recense les acteurs, les points de distribution, de transformation, d’échange et de partage de nourriture ainsi que leur répartition sur le territoire lévisien (http://bit.ly/2kbkn1q).

«Avec une cartographie, on comprend mieux le territoire où on intervient et qui sont les autres acteurs», souligne Érick Plourde.

Une consultation citoyenne a également été menée en juin et juillet derniers sous forme d’un questionnaire diffusé sur Internet, auquel 268 répondants ont participé, et de groupes de discussion, qui ont rassemblé une cinquantaine de personnes bénéficiant de services d’organismes présents sur le territoire.

Les résultats donnent une image des habitudes et des préoccupations alimentaires des participants ainsi que leur intérêt pour différents projets en alimentation. 

«Il y a beaucoup d’intérêt pour la production, mais les gens ne savent pas comment s’y prendre. Il y a vraiment besoin d’une ressource pour aider à ça», observe la chercheuse qui a mené l’étude, Raphaëlle Laverdière. Sans compter que le jardinage est une activité rassembleuse, quelque soit le milieu social.

Si les cuisines collectives ou les ateliers culinaires suscitent un certain intérêt dans la population, peu de personnes y ont déjà participé. 

«Il y a beaucoup de stigmas et de préjugés. C’est un travail à faire. Je suis sûre qu’on pourrait rendre ces activités plus inclusives pour monsieur et madame Tout-le-Monde qui ne se considèrent pas en insécurité alimentaire.» 

L’étude montre finalement que les services sont concentrés le long des axes routiers importants de la ville, l’avenue Taniata, le boulevard Guillaume-Couture, la route du Président-Kennedy et la route des Rivières. À Pintendre, Saint-Nicolas et Saint-Romuald, l’accès des résidents aux services alimentaires et produits frais est le plus restreint.

L'offre alimentaire en chiffres

- 24 supermarchés, 71 dépanneurs, 18 traiteurs, 14 épiceries fines, 10 boucheries, 6 boulangeries, 1 pâtisserie, 3 fromageries et 2 épiceries santé.
- le marché public de Lévis (kiosques de producteurs pendant la saison estivale).
- 3 grossistes ou distributeurs et 8 entreprises de transformation.
- 42 entreprises agricoles (majoritairement à Saint-Nicolas, Pintendre et Saint-Jean-Chrysostome). À noter que Lévis est bordée par 130 entreprises agricoles dans un rayon de 15 kilomètres autour de ses limites. 
- 23 points de chute pour des paniers de fruits et légumes (majoritairement à Lévis et Saint-Romuald).
- 28 organismes impliqués dans la promotion de la sécurité alimentaire (cuisines collectives, paniers de denrées, repas collectifs, dépannages alimentaires, épiceries solidaires, etc.).

Source : Projet Aliments pour tous, Cartographie du système alimentaire de Lévis, Recension et analyse de l’offre alimentaire des dix quartiers, Raphaëlle Laverdière, août 2019.

Les plus lus

Une neuvième glace sera ajoutée en 2021 à Lévis

Lévis ajoutera une nouvelle patinoire intérieure de dimension olympique à l’Aréna de Lévis. La Ville a déposé une demande au gouvernement dans le cadre du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives (PAFIRS), doté de 294 M$ pour l’ensemble du Québec.

Un troisième lien reliant les deux centres-villes?

Selon ce qu'a dévoilé le FM93, le gouvernement provincial privilégierait un nouveau tracé pour le projet de troisième lien routier interrives entre Lévis et Québec. Plutôt que de passer près de l'île d'Orléans, l'infrastructure désirée par plusieurs dans la région relierait l'autoroute 20, à la hauteur de la route Monseigneur-Bourget à Lauzon, à l'autoroute Laurentienne, près du Stade Canac à Québ...

La FHQ ne veut pas que le bâtiment des Scies Mercier soit démoli

Dans une lettre transmise le 27 janvier au secrétaire du comité de démolition et au conseil municipal de la Ville de Lévis ainsi qu'à la ministre de la Culture du Québec, la Fédération histoire Québec (FHQ) s'est opposée «catégoriquement» à la demande de démolition du 220, rue Napoléon-Mercier, le bâtiment qu'a occupé pendant plusieurs décennies l'entreprise lévisienne Les Scies Mercier.

Pénurie de laine pour les tricoteuses au grand cœur

Depuis 2001, un groupe de tricoteuses bénévoles se réunit tous les mardis au Centre d’action bénévole Bellechasse-Lévis-Lotbinière (CABBLL) dans le secteur Lauzon afin de remettre leurs tricots à 21 organismes du territoire de Lévis, Bellechasse et Lotbinière qui viennent en aide aux gens dans le besoin. Cependant, les 110 tricoteuses font face à un défi depuis trois hivers, les dons de laine se f...

Les fournisseurs de la Davie déjà à pied d’œuvre

À l’aube de l’inclusion de la Davie au sein de la Stratégie nationale de construction navale, plus de 200 fournisseurs se sont rassemblés le 28 janvier à Lévis lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada.

La voix de Laurie Drolet séduit Coeur de pirate

La Lévisienne Laurie Drolet a impressionné lors de son audition à l'aveugle à La Voix, télédiffusée le 9 février. Tous les juges se sont retournés pour sélectionner la chanteuse de 20 ans, qui a finalement décidé de joindre l'équipe de Coeur de pirate.

Une bourse d’honneur pour le Bunker de la science

Dans le cadre d’une initiative du gouvernement du Québec, David Bertrand, cofondateur du Bunker de la science situé dans le secteur de la Traverse, s’est mérité une bourse de 25 000 $ et 1 an de mentorat offert par le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship.

La CSN demande que le réseau de la santé «redevienne un employeur de choix»

Les syndicats de la CSN représentant près de 20 000 employés du réseau de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ont fait le point, le 29 janvier, sur la pénurie et la rétention de main-d'oeuvre dans le réseau. Selon eux, les employés sont notamment à bout de souffle en raison de la «sévère pénurie de main-d'oeuvre».

Conseil en bref : la Ville met fin au projet Rabaska

Voici le résumé des éléments marquants du conseil municipal tenu par le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et les conseillers municipaux, le 27 janvier dernier.

Finale locale de Cégeps en spectacle : Tommy Grandbois remporte le Premier Prix

Le grand gagnant de la finale locale de Cégeps en spectacle est Tommy Grandbois. L’auteur-compositeur-interprète s’est démarqué par sa prestation, qui combinait effets vidéo et musicaux avec le chant, sur la scène du Cégep de Lévis-Lauzon le 5 février. L’humoriste Frédéric Provençal a raflé le Deuxième Prix et le Prix du public.