CRÉDIT : COURTOISIE

Diplômé en littérature et théâtre du Cégep de Lévis-Lauzon, Pierre-Alexis St-Georges poursuit son chemin à l’École nationale de théâtre de Montréal. Le comédien, qui s’est fait remarquer dans la télésérie Clash, s’apprête à monter sur les planches dans une pièce créée par les finissants en Interprétation, Création et production et Scénographie.

Déjà dans ses plus lointains souvenirs, il voulait être acteur. «J’ai toujours joué, peut-être même malgré moi. Je revenais du cinéma et je reproduisais ce que j’avais vu et que j’aimais, se rappelle Pierre-Alexis St-Georges. Un jour ma mère m’a dit, c’est un métier, ça s’appelle acteur. Et si tu veux, tu peux le faire.»

Grâce au support de ses parents qui l’accompagnent dans son cheminement, le jeune Lévisien entre dans une école privée de Québec où il suit un programme en théâtre. Il est aussi inscrit dans des cours le soir auxquels il participe toutes les semaines pendant plusieurs années.

Une fois son diplôme obtenu au Cégep de Lévis-Lauzon, le jeune talent tente d’entrer dans une école pour devenir comédien professionnel. «Je savais que pour faire ce métier, il fallait aller à Montréal. En tout cas, c’était mon but personnel de m’y rendre, partage-t-il. J’ai regardé qui avait fait quoi parmi mes idoles. Et, ils étaient tous passés par l’École nationale, alors je me suis dit que j’allais y aller.»

C’est accompagné de son père que Pierre-Alexis St-Georges passe l’audition de l’École nationale de théâtre de Montréal. «Je suis allé le voir et je lui ai demandé s’il voulait être ma réplique, raconte le comédien. Il est psychoéducateur. Je trouve qu’il est bon acteur. Je ne sais pas si ça a un lien, mais je pense que oui.» Le candidat est évalué par trois juges devant lesquels il présente une des deux scènes préparées, l’une comique et l’autre dramatique. 

«Je me revois il y a quatre ans, super stressé, et je ne savais pas trop ce que les juges cherchaient, confie-t-il. Les juges veulent voir ce qu’on a à leur montrer. Je crois qu’il faut être soi-même et leur montrer son désir de vouloir rentrer à l’école. Si on est sincère, je pense que c’est plus facile que ce qu’on pense d’y rentrer.»

Faire éclater le moule

À l’École, l’étudiant apprend toutes les ficelles du métier, la technique, comment être dans son corps, ce qu’est l’équilibre de plateau, comment découper son texte, jusqu’à la bonne façon de respirer. «Les professeurs veulent que tu ais les bases du métier dès la première année et en deuxième année tu mets ce que tu as appris à profit», précise-t-il.

«Les bons acteurs sont comme les peintres surréalistes. On te montre comment peindre d’un point de vue classique. Ensuite, tu te sers de ces bases pour jouer avec et aller où tu veux. On te donne un moule et tu décides comment le faire éclater.» 

Déjà, le finissant interprète un rôle dans la télésérie Clash. «J’ai eu la chance que ça marche en même temps que l’école, puisque je joue l’été.» L’acteur incarne un jeune garçon atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. «Ayant un frère autiste, ça m’a interpellé.»

D’ailleurs, Pierre-Alexis St-Georges aime les rôles atypiques. Dans la pièce des finissants de l’École nationale de théâtre de Montréal, Le théorème d’Euclide (une polémique) de Hugo Fréjabise, présentée du 12 au 15 février au pavillon Monument-National, il joue le rôle d’un personnage atteint d’un trouble de personnalité limite et anxieux pour lequel il s’est beaucoup informé et a fait des recherches.

Pour le comédien, l’une des clés de la réussite est la sincérité. «Il ne faut pas avoir peur de se faire mal, croit-il. Sur scène ou devant la caméra, c’est vraiment cruel, tu ne peux pas mentir.» Et son métier lui permet de se connaître toujours plus.

«Quand tu deviens le personnage, ce sont des facettes de toi que tu découvres, comme des portes que tu ouvres et que tu ne connaissais pas.»

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