Jean-Christophe Anderson fait partie des cinq stagiaires de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant à l’Assemblée nationale jusqu’en juin prochain. CRÉDIT:MARC-ANDRÉGRENIER

Originaire de Saint-Nicolas, Jean-Christophe Anderson est l’un des cinq stagiaires qui participent au stage de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant depuis le mois de septembre dernier. Ce stage, qui se terminera en juin, lui permet de découvrir les coulisses de l’Assemblée nationale en étant jumelé à un député du parti au pouvoir et un député d’un parti de l’opposition, il participera également à une mission exploratoire en Argentine à partir du 16 février prochain et s’affaire à la rédaction d’un essai tout au long de ce stage.

Au cours de l’automne dernier, Jean-Christophe Anderson était aux côtés du député caquiste de la circonscription de Chauveau, Sylvain Lévesque. Cet hiver, c’est la députée du Parti libéral de la circonscription de Maurice-Richard, Marie Montpetit, que le stagiaire de 25 ans suivra.

«C’est extrêmement intéressant de pouvoir voir les deux côtés de la médaille. Encore ce matin, une députée me disait qu’elle était un peu jalouse de nous puisqu’on peut voir dans différentes lunettes les manières de faire», partage d’emblée le Lévisien.

Avant de mettre les pieds à l’Assemblée nationale, celui qui a fait son baccalauréat en philosophie à l’Université Laval et sa maîtrise à l’Université d’Ottawa n’en connaissait «pas plus qu’un citoyen normal qui s’intéresse à la politique». 

Pendant ces dix mois de stage, Jean-Christophe consacre la majorité de son temps à l’Assemblée nationale.

«Il n’y a pas de journée ‘‘normale’’, tout vari selon l’agenda du député que nous suivons. […] On tente de s’adapter au calendrier du parlementaire et quand on a du temps libre, on doit travailler d’autres projets entre stagiaires comme la mission en Argentine, par exemple», souligne le stagiaire.

En plus de cet accès aux premières loges de l’Assemblée nationale, le stage de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant offre à ces stagiaires une vue d’ensemble de la fonction publique puisqu’ils rencontreront le protecteur du citoyen, le vérificateur général, le directeur général des élections, le commissaire à l’éthique et la déontologie ainsi que le commissaire au lobbyisme. 

«Au point de vue d’universitaire, le stage m’a apporté une compréhension vraiment fine du système parlementaire québécois, non seulement d’un point de vue formel, mais également concret, comment ça marche pour de vrai. […] Côté carrière, on se fait un réseau de contacts fantastique, mais ça offre aussi une compréhension d’ensemble de la fonction publique», met en lumière Jean-Christophe.

Une mission exploratoire et la rédaction d’un essai

Dans les prochains jours, Jean-Christophe Anderson et ses quatre collègues s’envoleront vers l’Argentine afin d’étudier les mesures constitutionnelles de protection de l’environnement adoptées dans ce pays.

«On va tenter de rencontrer des députés, des juges, des avocats, des organisations non gouvernementales (ONG), toutes sortes d’acteurs afin de déterminer si ces mesures sont efficaces et si elles ont influencé les parlementaires depuis leur adoption. On va comparer avec la situation actuelle au Québec et distribuer le fruit de nos recherches à l’Assemblée nationale et à ceux qui seront intéressés», soutient le Lévisien.

Pour l’aspect recherche et rédaction du stage, le Lévisien a choisi de s’intéresser à un rôle de parlementaire peu connu des citoyens, les leaders parlementaires.

«Ce sujet démontre à quel point le volet pratique est essentiel dans le stage parce qu’avant d’arriver ici, j’avais très peu entendu parler des leaders parlementaires. Quand on arrive à l’Assemblée nationale, on n’entend plus parler des chefs parlementaires, mais plutôt des leaders. En faisant des recherches, j’ai constaté que rien ou presque n’avait été écrit là-dessus», constate Jean-Christophe. Il aura également la chance de présenter son essai au congrès annuel de l’Acfas en avril prochain.

Celui qui a choisi de faire ce stage afin de «goûter au concret et mettre la main à la pâte» en ressortira avec une vision de la politique changée qu’il souhaite intégrer à un futur métier qu’il chérit, celui d’enseignant.

Pour lui, le stage de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant lui a offert un rôle neutre sans égal.

«On peut assister au débat politique sans avoir à se compromettre ou suivre une ligne de parti, c’est vraiment unique. Ça donne envie de rester dans cette position de neutralité», conclut Jean-Christophe Anderson.

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