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La théorie selon laquelle le SRAS-CoV-2 serait issu de manipulations génétiques a fait l’objet de plusieurs rumeurs depuis le début de la pandémie. La plus récente souligne une soi-disant similitude avec le virus responsable du sida, ce qui démontrerait sa création en laboratoire. Pourtant, des milliers d’analyses de son génome, à travers le monde, conduisent à une origine naturelle. Le Détecteur de rumeurs fait le point.

Agence Science-Presse

De proches parents

Le génome du SRAS-CoV-2 a rapidement été décodé par des chercheurs chinois, un travail qui a ensuite été vérifié dans de nombreux laboratoires d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord. Ces recherches ont montré que ce virus est le produit de l'évolution naturelle, comme le résumait en mars un article publié dans la revue Nature Medicine.

Il présente notamment avec le SRAS-CoV-1, 80 % de ce que les biologistes appellent l’homologie — un lien évolutif entre deux traits chez deux espèces, qui révèle un ancêtre commun. Le SRAS-CoV-1 fut à l’origine de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ayant frappé le monde en 2002-2003.

Selon les chercheurs, les preuves d’une évolution naturelle se trouvent notamment dans le «squelette» ou la structure moléculaire inédite du virus. Le squelette du SRAS-CoV-2 diffère de celui des coronavirus connus et ressemble principalement à celui de virus apparentés trouvés chez les chauves-souris et les pangolins.

Les auteurs de l’article soulignent que s’il s’agissait d’un virus cultivé en laboratoire, on s'attendrait plutôt à ce que sa structure soit proche de celle d'un virus déjà étudié et connu pour causer des maladies.

Les chercheurs ont démontré qu’on retrouve pratiquement le même virus chez différents animaux, en particulier le pangolin et la chauve-souris. Le plus probable est donc que le SRAS-CoV-2 s'est transmis de la chauve-souris à l’humain à la suite d’une recombinaison génétique — un «brassage génétique» survenu à partir de deux virus cousins qui en crée un nouveau.

Jusqu’à présent, les génomes de plus de 4 000 coronavirus, prélevés sur autant de malades à travers le monde, ont été séquencés et déposés dans la base de données publique NextStrain.

Cette collaboration internationale permet non seulement de suivre le parcours emprunté par le virus de pays en pays, mais surtout d’établir sa «généalogie» —à partir de ses origines, encore à déterminer, dans un pangolin ou un autre animal.

Similitude avec le VIH

Le professeur français Luc Montagnier, codécouvreur du virus du sida (le VIH), a relancé récemment l’idée d’une origine artificielle, en prétendant qu’on trouve dans le génome du virus SARS-CoV-2 des éléments du VIH.

Le fait est que les mêmes séquences se retrouvent dans plus d’une centaine de virus parfaitement naturels. En janvier, la communauté scientifique Massive Science nommait une quinzaine de virus, dont un virus de la guêpe et un autre de la patate douce, présentant la même séquence commune au VIH et au SARS-CoV-2.

Une étude menée par des chercheurs américains et chinois et intitulée Le VIH-1 n’a pas contribué au génome du SRAS-CoV-2 montre de plus que ces séquences sont largement présentes dans les micro-organismes, dont les virus, et ne sont pas spécifiques au VIH. 


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