Le Dr Richard Belley, qui pratique la médecine familiale au Centre Médical Lévis-Les Rivières, réalise les consultations par téléphone. CRÉDIT : COURTOISIE

Les consultations par téléphone ou en visioconférence sont devenues la norme en quelques semaines seulement dans les cliniques médicales en raison du nouveau coronavirus. Médecin de famille au Centre Médical Lévis-Les Rivières, Richard Belley raconte l’utilisation de la télémédecine dans son quotidien.

Un casque avec micro a remplacé l’habituel stéthoscope. Personne dans la salle d’attente. Pourtant, le Dr Richard Belley continue de soigner ses patients qu’il appelle à l’heure convenue. «Les gens peuvent prendre un rendez-vous qui est inscrit à notre horaire, dans les dossiers médicaux électroniques, et on les appelle», explique-t-il.

«On essaie de faciliter le plus possible la distanciation physique et que les gens ne soient pas en contact. Notre salle d’attente, c’est maintenant chacune des maisons de la région.» 

Continuer à soigner les patients «non-COVID»

Les consultations du Dr Belley se font par téléphone, un moyen de communication ayant fait ses preuves, qu’il privilégie à la visioconférence dont la qualité de la connexion n’est pas toujours assurée, surtout pour les personnes n’ayant pas accès à Internet haute vitesse.

«Je connais bien les patients en médecine familiale, puisque je les ai déjà vus, et on arrive à régler 80 à 85 % des situations au téléphone.»

Il ajoute que «si ce n’est pas assez, il y a la visio. Et, si ce n’est encore pas assez, qu’il faut que je l’évalue, alors je complète par un examen physique». Il est en effet parfois nécessaire de faire venir le patient à la clinique médicale afin d’établir le diagnostic, «tout en s’assurant qu’il n’a pas de symptômes de la COVID». Des mesures de protection sont alors prises, comme le port du masque chirurgical.

«Un patient qui me dit que ça ne va pas bien, qu’il a une douleur, je lui demande de venir me voir pour l’examiner et réévaluer le problème», assure le médecin qui encourage d’ailleurs les gens à consulter et s’occuper de leur santé.

«On entend juste COVID partout et on dit ‘‘rester chez vous’’. Mais, il faut que les gens consultent leur médecin de famille ou appellent dans une clinique au sans rendez-vous s’ils ont besoin. Il ne faut pas que les gens se gênent. S’il y un problème de santé, on est là», rappelle le Dr Belley qui voit de plus en plus de personnes qui attendent, trop, parce qu’elles n’osent pas consulter.

Un virage à 180° 

«Ça a été tout un changement organisationnel pour nous, les médecins, reconnaît Richard Belley. On a viré à 180° notre pratique de consultation. On est passé d’une médecine conventionnelle à quasiment juste de la télémédecine.»

«En dix jours, tout a changé ! Les fédérations, le Collège des médecins, les associations ont approuvé le système à cause de la crise.» Un décret gouvernemental est venu finaliser le processus, ce qui permet désormais d’avoir des «règles claires», précise-t-il.

Il y a deux mois Richard Belley, qui exerce également à la Clinique de plaies de l’Hôtel-Dieu de Lévis, devait encore faire valoir le développement de la télémédecine. C’est aujourd’hui chose faite.

Parce qu’il pratique depuis dix ans déjà la téléconsultation au sein de l’hôpital, celui qui est médecin de famille depuis quelques années en défendait l’utilisation généralisée. «Mais je ne pouvais pas nager à contre-courant si des collègues ou des organismes ne voulaient pas ce changement», admet-il.

Aujourd’hui, il se sent «comme un poisson dans l’eau» et se réjouit de cet ajout technologique dans son cabinet de médecine familiale.

Une pratique complémentaire 

«Je pense que ça sauve du temps pour les médecins et les patients. Ils sont super contents, car ils n’ont pas besoin de se déplacer. Ils peuvent rester chez eux ou au travail. On se parle et on règle des problèmes», constate Richard Belley. 

Malgré tout, la télémédecine reste complémentaire d’une médecine traditionnelle, estime le médecin. «Ça ne la remplacera jamais. Il va falloir continuer à voir nos patients avec des maladies chroniques. Il faut les voir annuellement et faire un examen physique, mettre le stéthoscope sur le cœur.»

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