Le 19 mai, les employés de la Ressourcerie ont eu une mauvaise surprise lors de leur retour au travail.� CRÉDIT : COURTOISIE

Si la Ressourcerie de Lévis peut de nouveau recevoir des biens dont veulent se débarrasser les gens de la région, l’entreprise d’économie sociale fait face à un phénomène récurrent qui provoque du gaspillage. Contrairement aux consignes de la Ressourcerie, plusieurs Lévisiens déposent des matières à revaloriser à l’extérieur de son point de service de Lévis alors qu’il est fermé.

Depuis la relance des activités de la Ressourcerie au début mai, les citoyens qui le désirent peuvent redonner des biens à revaloriser.

Toutefois, une procédure stricte doit être respectée afin d’éviter que les employés de l’entreprise d’économie sociale et ses clients contractent la COVID-19. La Ressourcerie n’accepte que les dons déposés dans la quinzaine de cloches dispersées sur le territoire lévisien ou à son magasin de Lévis, lors des heures d’ouverture.

Lorsqu’un don est reçu par les employés qui portent visières et gants pour le manipuler, l’objet est placé en isolement pendant 48 heures. Si la matière à revaloriser a une surface lisse, elle est désinfectée après cette période.

Cependant, à plusieurs reprises depuis la crise sanitaire et malgré des messages de la Ressourcerie, plusieurs Lévisiens vont déposer des dons alors que le point de service de la rue Charles-A.-Cadieux est fermé. Comme les objets donnés demeurent à l’extérieur pendant un certain temps, ils sont détériorés et souillés et ne peuvent être revalorisés par la Ressourcerie.

En effet, des personnes profitent que les objets demeurent sur le trottoir pour en dérober ou défaire des sacs contenant des vêtements.

«Quand les gens viennent porter un don en dehors des heures d’ouverture ou qu’ils n’utilisent pas les cloches, nous devons envoyer tous les dons à l’écocentre et au dépotoir. Seulement à la suite du week-end de la Journée nationale des patriotes, nous avons dû envoyer trois camions cubes à l’écocentre et au dépotoir. Nous n’avons rien pu sauver, sauf un elliptique. Prendre cette décision, c’est aller à l’encontre de notre mission de revaloriser des objets qui peuvent l’être», a déploré Magali Lopez, la nouvelle directrice générale de la Ressourcerie de Lévis.

De plus, certains donateurs laissent des choses que l’entreprise d’économie sociale ne peut pas valoriser.

«Lors de la fin de semaine de la Journée nationale des patriotes, des personnes nous ont laissé des pots de peinture à moitié vide et même des sacs de poubelle pleins de nourriture en train de pourrir. Nous travaillons à revaloriser des objets, nous ne sommes pas un débarras ou un dépotoir», a souligné Mme Lopez.

Fermeture de la succursale de Saint-Romuald

Même que les employés de la Ressourcerie ont dû se débarrasser de dons laissés à l’extérieur de l’ancienne succursale de Saint-Romuald. Comme ce point de service situé sur l’avenue Taniata a récemment été fermé pour de bon, l’entreprise d’économie sociale n’y accepte plus de dons.

«La succursale de Saint-Romuald ne rouvrira pas. Cette décision a récemment été entérinée par le conseil d’administration. Nous étions proches d’arriver au seuil d’équilibre budgétaire avec ce magasin, mais la crise sanitaire a tout changé. L’emplacement à Saint-Romuald était peut-être problématique. À Lévis, on est près de plusieurs magasins et les gens sont prêts à faire un petit détour pour dénicher une aubaine chez nous. Quand nous avons rouvert notre magasin au début mai, nous avons constaté que les gens sont plus frileux à venir en magasin ou à acheter des choses en raison de la crise. Nous n’avions pas les reins suffisamment solides pour que le magasin de Saint-Romuald demeure ouvert», a expliqué la directrice générale de la Ressourcerie de Lévis.

Soulignons toutefois que Magali Lopez aimerait que les employés de la succursale de Saint-Romuald puissent continuer à travailler au sein de l’entreprise d’économie sociale. Plusieurs projets sont en cours de développement, dont la création d’un catalogue numérique, pour atteindre cet objectif.

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