Les poules urbaines permettent d’avoir des œufs frais, du composte pour son jardin et réduisent les déchets en mangeant les restes de table. CRÉDIT : COURTOISIE

Des citoyens de Lévis demandent à l’administration municipale d’autoriser et de réglementer les poules urbaines à Lévis. La Ville travaille justement sur cette question et regarde la possibilité de mener des projets pilotes sur le territoire.

Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Gatineau, Saguenay, Victoriaville, Terrebonne… Au Québec, une soixantaine de municipalités permettent d’avoir quelques poules chez soi. Et ces poulaillers urbains sont de plus en plus populaires. Sans compter qu’avec la pandémie, nombreux ont été ceux à chercher plus d’autonomie alimentaire.

Des Lévisiens se sont rassemblés sur Facebook pour demander à la Ville d’autoriser la garde de poules. Le groupe Pour la légalité des poules à Lévis a pour objectif de faire évoluer les règles sur le territoire. Christian Demers, José Martel et Joane Breton veulent sensibiliser les élus et les autres citoyens aux bienfaits des poules urbaines.

À Lévis, la réglementation permet uniquement aux citoyens de certaines zones agricoles de posséder des poules sur leur terrain. Selon les règles de la Ville, les volatiles entrent en effet dans la catégorie des animaux de ferme, interdits en zone urbaine. 

Favoriser les bonnes pratiques

 «À Lévis, les poules urbaines ne sont pas règlementées. Par contre, c’est toléré. Une personne qui a des poules chez elle, c’est toléré tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas de plainte du voisinage», remarque la porte-parole du regroupement citoyen, Joane Breton. 

Une règlementation permettrait justement d’éviter de telles situations en instaurant de bonnes pratiques et garantirait une saine gestion animalière et sanitaire, estime le regroupement de citoyens. «Pour le bien-être animal, le bien-être de l’environnement et le bon voisinage, on estime que c’est vraiment important qu’une règlementation soit faite», défend-t-elle.

«Des fois, un voisin peut se plaindre parce que les poules se promènent. Mais dans toutes les règlementations des municipalités qui autorisent la garde de poules, les propriétaires doivent avoir un poulailler clôturé et les poules n’ont pas le droit de se promener sur le terrain.» 

Tout en autorisant les poules urbaines, les textes permettent donc de fixer des règles claires et uniformes qui imposent un entretien rigoureux. «Quand c’est bien entretenu, il n’y a pas de bruit et pas d’odeur», assure Joane Breton. Il faut aussi se procurer des animaux vaccinés en bonne santé et un enclos adéquat.

«Les poules sont aussi des animaux de compagnie. Elles deviennent comme un pitou. Ce sont des animaux très agréables à côtoyer, fait savoir celle qui en a eu, mais dont le poulailler est vide en attendant la règlementation. Pour moi, c’est un plaisir animalier, un loisir et un passe-temps. Avoir des œufs frais, c’est très agréable.»

Avec la COVID, il y a aussi eu un engouement pour les poules urbaines. «Ça va dans le même sens que d’autres démarches, comme les jardins collectifs, faire pousser ses légumes. Les gens retournent aux sources», partage la porte-parole qui souligne que les volatiles permettent de réduire ses déchets en mangeant les restes de table, produisent un excellent composte pour les cultures et permettent de responsabiliser les enfants qui s’en occupent. 

Du côté de la Ville de Lévis, «on est dans une situation évolutive», a indiqué le maire Gilles Lehouillier qui a évoqué la question des poules urbaines lors de la période de questions ouverte aux citoyens lors du conseil municipal du 26 octobre.
«Le conseil municipal se questionne actuellement sur ce qu’on pourrait faire au sujet des poules en milieu urbain, a-t-il indiqué. On est en train de regarder pour mettre de l’avant des expériences pilotes au niveau des poules urbaines.»

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