L’essai est publié le 16 février.� CRÉDIT : COURTOISIE

Sociologue et autrice lévisienne, Valérie Harvey publie le 16 février, Révolution papa, comment les pères québécois transforment la masculinité, aux Éditions Québec Amérique. Cet essai très accessible montre comment le rôle du père a évolué au fil du temps et des nouvelles normes sociales dans un contexte marqué par la mise en place des congés de paternité et parental.

Alors que les Québécois sont parmi les champions du monde dans l’utilisation du congé de paternité, la sociologue Valérie Harvey brosse un portrait général de la situation et réfléchit au chemin qui reste à faire dans son nouvel ouvrage, Révolution papa, comment les pères québécois transforment la masculinité.

«Il faut qu’on réalise qu’il y a des choses qu’on a réussies sans s’en rendre compte. C’est devenu tout à fait naturel que les papas poussent une poussette, prennent soin des enfants et sont très impliqués. On les voit partout. Quand on sort de notre province, ce n’est pas le cas ailleurs», souligne-t-elle.

«Si le programme de RQAP a marché, c’est parce que les changements étaient déjà là. La place du père avait déjà évolué. Sinon les pères ne l’auraient pas utilisé. Il faut que la place soit déjà prête quand une mesure vient, ça marche quand la société a déjà avancé dans cette réflexion.» 

De nombreux témoignages de papa

 Préfacé par le comédien Vincent Graton, père de quatre enfants, cet essai sur la paternité s’adresse tout autant aux néophytes qu’aux personnes intéressées par les questions plus pointues, allant jusqu’à aborder la charge mentale, l’homoparentalité et l’épigénétique.

L’ouvrage est ponctué de citations et de témoignages de pères. Ancré dans la société actuelle, cet essai invite à la réflexion sur une nouvelle façon de partager le congé parental.

Si la prise du congé de paternité de quelques semaines est entrée dans les mœurs québécoises, constate Valérie Harvey, la durée du congé parental reste une question délicate. Rappelant, constats à l’appui, que la présence des pères durant les premiers mois a un impact positif important sur plusieurs sphères de leur vie, celle de leur enfant et celle de leur partenaire, les enjeux sont encore nombreux.

Une expérience qui change les perceptions

«C’est dans les premières semaines que se mettent en place les compétences parentales. C’est là qu’on devient bon! On fait nos expériences à ce moment, observe la sociologue. On acquiert une certaine confiance en soi quand on a changé des couches, quand on s’est levé dans la nuit, quand on a préparé un biberon, si biberon il y a eu. Le bébé n’est plus un étranger. Le lien affectif s’est développé avec l’enfant.»

Car tisser des liens avec son enfant prend du temps et «c’est très bien d’avoir un congé qui aide à les développer». Grâce à cette expérience, la perception du rôle de la mère par le père change du tout au tout.

«Si on sait, si on a vu, ce n’est pas pareil que si on s’imagine», ajoute-t-elle. Et de souligner que même si on parle de congé parental, l’idée de repos habituellement associée à celle de congé ne se retrouve pas vraiment quand il s’agit de s’occuper de son enfant. «Ce n’est pas relaxant d’avoir un bébé naissant à la maison. Les mamans sont au courant et les pères aussi, ils sont devenus au courant en ayant eux aussi accès à un congé.»

«Comme les papas ont expérimenté, ils gardent le désir d’être présents dans la vie de leur enfant. Ça a beaucoup changé leur investissement dans le soin aux enfants. Par contre, ça n’a pas beaucoup changé pour les tâches ménagères. Et les papas ne font pas toutes les mêmes tâches que les mamans et s’occupent plus souvent du bain ou des jeux.»

Pour l’autrice, un autre défi à venir dans les prochaines années pour les parents est la répartition de la charge mentale qui pèse bien souvent davantage sur les femmes.

«La charge mentale, c’est une problématique qu’on ne voyait pas, car il y en avait d’autres à régler avant. Maintenant qu’il y a plus d’égalité dans les soins, ça nous frappe.» Si pour l’instant, «on n’en parle pas beaucoup», Valérie Harvey estime que cet enjeu sera au cœur des réflexions à venir. 

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