Les scouts du Groupe Déziel réunis lors de son 80e anniversaire. CRÉDIT : COURTOISIE

Fondé en 1936 à la demande du curé de Notre-Dame de Lévis, le chanoine Eugène Carrier, le Groupe Déziel fête ses 85 années d’existence.

C’est le 6 février 1936 au presbytère de l’église Notre-Dame, que le premier conseil de troupe eut lieu, mais la troupe fut officiellement fondée le 15 avril. Né au cœur du Vieux-Lévis, le Groupe Déziel allait s’y enraciner et enseigner les valeurs du scoutisme à plusieurs milliers de jeunes.

Aujourd’hui, le groupe compte plus de 75 bénévoles et près de 200 jeunes de 7 à 25 ans. Chaque semaine, avant la pandémie, puisque les rencontres sont sur pause en raison des mesures sanitaires, les jeunes se retrouvaient à la maison des scouts de la rue Déziel pour des activités artistiques, communautaires, sociales ou sportives.

«Ce qui est beau à voir au 12e Groupe Déziel, c’est le fort sentiment d’appartenance, souligne Marc Fleury, chef des ressources matérielles de la Maison des scouts Michel-Bélanger. Ayant fait partie du Groupe plus jeunes, il n’est pas rare que les parents nous reviennent en y inscrivant leurs enfants et désirent s’impliquer avec eux.»

«La traditionnelle promesse scoute, vécue solennellement au sein de chaque unité, marque d’ailleurs cet engagement à ‘‘être prêt’’ à chaque instant et marquent l’adhésion de chacun aux valeurs du Mouvement», ajoute François Bilodeau, responsable du comité des communications, aussi en charge de l’unité Louveteau.

À travers le temps, ce mouvement d’éducation a perpétué des valeurs, toujours actuelles, d’engagement, d’entraide, de dévouement, de respect des gens et de l’environnement. «Seules ont changé les façons de les véhiculer», note-t-il. Et d’ajouter, «le scoutisme est fondé sur les principes de donner des responsabilités aux jeunes, de travailler en équipe, de socialiser et de s’épanouir dans le respect des valeurs traditionnelles».

Les jeunes participent à des activités en nature, des jeux et réalisent différents projets afin de développer leur débrouillardise, leur persévérance, leur autonomie et le dépassement de soi. En plus de se retrouver toutes les semaines, les scouts participent chaque saison à des camps et à des sorties en plein air.

Des rassemblements marquants

C’est d’ailleurs ces grands rassemblements extérieurs qui ont le plus marqué l’histoire du 12e Groupe Déziel. En 1986, dans le cadre de son 50e anniversaire, a lieu le premier grand camp commun.

«Après deux ans de préparation de costumes et de décors, montés sous le thème des Romains, nous avons organisé un camp d’une semaine à l’île d’Orléans, regroupant plus de 200 jeunes et adultes», raconte Marc Fleury.

Depuis, ces grands camps ont lieu tous les dix ans, avec une deuxième édition en 1996, puis au Lac-Sergent en 2006 et une quatrième en 2016 au lac Vert à Saint-Damien, sous le thème des Gaulois et des Romains.

Même si l’organisation de tels événements est un immense défi logistique afin de loger, nourrir et subvenir aux besoins de chacun en étant dans le bois, le chef des ressources matérielles se rappelle «qu’à chaque fois, lors de ces camps, on voyait nos jeunes avoir du plaisir ensemble. La participation aux activités proposées, l’entraide avant et après les camps, la complicité entre tous et le partage des connaissances se vivaient au quotidien».

Après 85 ans d’existence, le 12e Groupe Déziel veut «continuer de s’impliquer dans la communauté, en rendant le scoutisme accessible au plus grand nombre de jeunes possibles. Nous voulons également garder notre Groupe fort et dynamique tel qu’il était et qu’il est actuellement», partagent Maxime Pronovost et Anne-Marie Nadeau, chefs de groupe des unités filles Intrépides et Pionnières.

À cause de la pandémie, les fêtes du 85e anniversaire devront rester modestes. Mais le Groupe espère reprendre ses activités en septembre et prépare déjà le 90e avec la 5e édition d’un grand camp commun, tout en gardant en ligne de mire les fêtes du 100e.

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