CRÉDIT : COURTOISIE

L’Union québécoise des microdistilleries (UQMD) composée de plus de 50 membres, dont les entreprises lévisiennes Distillerie des Appalaches ainsi que Lore & Legends, invite les citoyens et citoyennes à une dégustation dans leurs installations le 11 septembre afin de soutenir leurs revendications sur la majoration et l’achat de produits en SAQ.

«On comprend que la SAQ prend la majoration sur les bouteilles qui sont vendues dans leur réseau. C’est un distributeur, c’est normal, ils s’occupent du transport et paient les employés. On comprend que ce 52 % soit pris pour le profit, mais aussi pour payer leur frais», illustre d’abord Dave Ricard, président et fondateur de la Distillerie des Appalaches.

En revanche, ce que l’entrepreneur lévisien déplore, c’est que la réglementation oblige les microdistilleries à toujours payer la taxe de 52 % sur le produit à la SAQ, même lors de la vente de spiritueux sur leur propre propriété.

«Le problème en ce moment c’est qu’on a de la difficulté à augmenter et à renchérir notre offre touristique parce que la même majoration de 52 % est appliquée sur les ventes qu’on fait à la distillerie. Pourtant, pour ces bouteilles-là, il n’y a pas d’employés de la SAQ qui s’en occupe ni de transport. Donc, pourquoi on nous charge encore la même majoration si, au final, il n’y a pas de frais à la SAQ», se questionne M. Ricard.

Selon l’UQMD, sans cette majoration, le profit que toucheraient les microdistilleries pourrait les aider à augmenter leur offre, en plus d’être plus équitables par rapport aux autres producteurs d’alcool.

«Avoir ce 52 %-là dans nos poches, ça nous permettrait de faire des belles boutiques, des salons de dégustation, de payer des employés et d’augmenter nos heures d’ouverture. Mais en ce moment, on n’est pas encouragé à augmenter notre offre sur place et devenir un pôle touristique pour la ville parce que ça ne vaut pas la peine. Une bouteille que je vends ici, ce qu’il me reste en termes de profit, c’est moins que si je la vends dans le réseau», expose le fondateur de la Distillerie des Appalaches.

Par voie de communiqué, l’union affirmait que c’était seulement 30 % des revenus générés par la vente sur place qui revenait directement aux microdistilleries québécoises, alors que la moyenne canadienne se situe en haut de 85 %.

«Les microdistilleries sont maintenant un acteur économique pour le développement régional et sont partie intégrante du paysage de producteurs de boissons alcoolisées au Québec. Le gouvernement doit mettre fin à l’injustice s’il souhaite préserver l’industrie et son potentiel de développement économique et touristique. Nous demandons au gouvernement d’agir pour que nous puissions toucher les revenus qui nous reviennent», affirme Jonathan Roy, président de l’UQMD.

Acheter son propre produit

L’union revendique aussi que les microdistilleries doivent racheter leurs propres bouteilles à la SAQ afin d’en faire la vente sur leur propriété ou de participer à des événements. Selon la loi, les bouteilles vendues doivent avoir un timbre qui peut être attribué seulement à la SAQ.

«Je vends ma bouteille environ 12 $ à la SAQ, je dois la racheter autour de 40 $ pour qu’elle soit timbrée et pouvoir la faire déguster. Sans compter le permis que la régie des alcools va demander lors de certains événements. Il y a des frais un peu partout et ça aussi c’est un frein pour nous», soutient Dave Ricard.

En plus de ces contraintes, M. Ricard explique qu’il ne peut pas vendre de ses bouteilles lors d’événement contrairement à d’autres types d’alcool, un facteur qui pèse dans la balance.

«On aimerait être plus présent et montrer ce qu’on est capable de faire avec notre terroir, mais le système en place ne nous encourage pas à sortir de nos murs, car ça coûte quand même assez cher pour le nombre de ventes qu’on va faire de plus.»

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