CRÉDIT : NATIONAL CANCER INSTITUTE - UNSPLASH

Convergence Action Bénévole (CAB), en collaboration avec sept organismes communautaires de la région, a mis sur pied le projet Offre de services communautaire en cancérologie, soins palliatifs et fin de vie de Chaudière-Appalaches. Ce projet a d’ailleurs remporté le prix Amélioration de l’offre concertée avec la communauté lors de la 3e édition du Gala Cap sur l’Excellence du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) le 21 octobre dernier.

Dès 2014, les différents intervenants derrière le projet ont remarqué que bien qu’il y ait chaque année en oncologie de nombreux nouveaux cas diagnostiqués dans la région, les organismes communautaires ne pouvaient faire de suivi afin d’offrir leurs services. Ils ont alors décidé de mettre sur pied un système de référencement systématique et de l’instaurer dans le parcours du patient.

«C’était vraiment une aberration, on était incapable de trouver des personnes atteintes de cancer et il y en a 3 500 par année (qui sont diagnostiqués) en Chaudière-Appalaches, c’est un non-sens. Le CISSS finançait déjà huit organismes pour des groupes de soutien et on s’est dit que tant qu’à faire ça, on fait notre travail d’une manière imparfaite. Souvent, on voyait les mêmes personnes. On réussissait à aller chercher quelques nouvelles personnes par année. Puis, on s’est dit que les gens peuvent vraiment bénéficier d’un accompagnement communautaire. C’est prouvé, c’est démontré», a souligné le directeur général de CAB, Thierry Durand.

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de cancer au sein du CISSS-CA ou au Centre régional intégré de cancérologie (CRIC), celle-ci se fait demander si elle souhaite recevoir un appel des organismes communautaires afin de recevoir de l’information sur leur service. Si le patient accepte, il est ajouté au système et les organismes peuvent donc par la suite réaliser les suivis. La mise en œuvre de ce projet permet d’atteindre la cible ministérielle d’une trajectoire de soins intégrés, incluant l’offre communautaire.

«La personne se concentre sur son épisode. À l’hôpital, elle est prise en charge au niveau médical. Nous, on s’occupe du reste, de tout l’accompagnement communautaire que l’on peut faire. Puis, ce que la littérature a démontré, c’est que si les deux organismes sont présents, ça augmente significativement les chances de réussite d’un traitement. Ça diminue le stress et la personne se concentre vraiment sur son combat», a ajouté M. Durand.

D’ailleurs, les organismes ont aussi veillé à éviter la disparité entre les différents secteurs de la région en revoyant leur offre de service et en les orientant vers 20 besoins en fonction des différentes phases de la maladie, soit l’accès au traitement comme le transport, le soutien à la personne pendant son traitement ou après, comme la gestion du stress, le soutien psychologique, le soutien pour les capacités physiques puis pour la réadaptation, comme la réintégration du quotidien, comment faire face à ses nouvelles limites et le retour au travail. Mentionnons que les services sont non médicaux, mais plutôt complémentaires au traitement.

Le projet a été déployé en décembre 2019, juste avant la pandémie. Au départ, il y avait environ 50 référencements. Depuis le début, de l’année, le projet en a permis plus de 350 et ses responsables estiment qu’ils termineront l’année avec plus de 600 référencements. Bien que plusieurs personnes référées aient accepté les services, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Toutefois, elles ont toutes été contactées, ont reçu de la documentation et savent que les services existent.

Une bonne idée qui en inspirera d’autres?

Dans un autre ordre d’idées, Thierry Durand est content que tous les organismes aient travaillé en collaboration pour réussir à mettre en place ce projet.

«Concerter huit organismes communautaires autour d’une même offre de services, c’est vraiment difficile parce que chaque organisme est autonome. Pour que ça ait marché, il a fallu que chaque organisme ait cru dans ce projet et ait fait confiance au processus. L’autre aspect est d’avoir été capable d’être reconnu comme ayant des services pertinents et professionnels par le réseau de la santé. C’est une super victoire ce prix-là», s’est réjoui le directeur général.

Le projet a été grandement apprécié auprès des équipes du CISSS-CA et du Centre régional intégré́ de cancérologie (CRIC), qui selon M. Durand, souhaitent le voir «mur-à-mur». Remporter le prix au niveau régional les qualifie automatiquement comme finaliste pour le Prix d’excellence du réseau de la santé et des services sociaux qui se tiendra en mai 2022.

«On espère maintenant gagner au niveau provincial, parce qu’à notre avis, cette approche-là pourrait être exportée dans d’autres régions, mais aussi dans d’autres secteurs communautaires, notamment la santé mentale et le soutien à domicile. Si on gagne le prix provincial au mois de mai, je pense que ça va donner une erre d’aller au projet pour se rependre et rayonner dans les autres territoires», a-t-il affirmé.

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