Les élèves du Collège ont pu constater sur place, en Inde, les résultats de leurs efforts. CRÉDIT:COURTOISIE

Au cours des deux dernières années, une douzaine d’élèves du Collège de Lévis ont mis la main à la pâte afin de récolter des sous pour permettre la construction de puits en Inde. Ce projet d’éducation à la solidarité internationale a culminé en janvier dernier avec un voyage de 12 jours du groupe dans le sud de ce pays d’Asie.

«Ce qui est distinctif avec cette expérience, c’est que ce n’est pas seulement un voyage. Ils devaient travailler pour contribuer au financement pour la construction de puits dans le sud de l’Inde par SOPAR (ONG qui mène le projet) avant d’effectuer leur stage en Inde. […] Tout l’école a été mobilisée par ce projet. Ses participants sont des ambassadeurs du Collège et de l’accès à l’eau», a d’emblée expliqué Valérie Laflamme-Caron, animatrice de pastorale au Collège de Lévis et instigatrice du projet.

Dès le départ, le groupe d’élèves, qui sont désormais en secondaire 4 et 5 au Collège de Lévis, a tenu plusieurs activités de financement pour récolter les sous nécessaires pour permettre la construction de puits (coût unitaire de 900 $).
Journées sans uniforme au Collège, cyclothon coorganisé avec l’École secondaire De Rochebelle de Québec (autre institution qui prend part au projet de SOPAR), souper-bénéfice et emballage à l’épicerie ont notamment permis aux jeunes de récolter 11 000 $. 

Si d’autres activités de financement sont encore à venir, les efforts des jeunes élèves lévisiens permettront au final à SOPAR de construire 12 puits pour des communautés indiennes qui en ont besoin.

Une expérience inoubliable

Par la suite, lors de la deuxième phase du projet, la douzaine d’élèves du Collège de Lévis s’est envolée pour l’Inde, du 3 au 14 janvier. En plus de voir certains puits qu’ils ont financé et de participer à des rassemblements de femmes veuves, les adolescents lévisiens ont pu découvrir les difficiles conditions dans lesquelles vivent la majorité des Indiens et la chaleur des habitants de ce pays.

«Quand on arrivait dans les villages, les gens étaient super contents de nous voir. Une femme nous a partagé comment elle se sentait après l’arrivée d’un puits que nous avons financé. C’était vraiment touchant. Pour eux, un puits, ça change une vie alors que pour nous, nous n’avons eu qu’à faire une journée d’emballage à l’épicerie et 30 kilomètres à vélo», a partagé Joseph Vallée, l’un des élèves participants au projet.

«Les gens étaient chaleureux et tellement accueillants. Des fois, nous étions un peu mal à l’aise parce que c’était énorme comme accueil. Les gens étaient fiers de nous montrer ce qu’ils avaient, même si c’est peu», a ajouté Pauline Rollat, une autre membre du groupe.

Poursuivre les efforts

Même si le voyage en Inde est désormais chose du passé, le projet n’est pas pour autant terminé. En plus de poursuivre la cueillette de sous, le groupe prend part à la troisième phase du projet, qui consiste à mobiliser et sensibiliser leur communauté à cette cause.

De plus, Valérie Laflamme-Caron travaille à mettre sur pied une autre cohorte qui vivra la même expérience que le groupe qui a œuvré au sein du projet au cours des deux dernières années.

Soulignons finalement que le groupe du Collège et l’École secondaire De Rochebelle organiseront un nouveau cyclothon pour cette cause le 5 mai. Pour obtenir plus de détails sur l’activité de financement ou sur le projet, vous pouvez consulter la page Facebook SOPAR CDL.

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