«Ça s’est passé beaucoup mieux que ce que je croyais. Il fallait être sélectionné pour participer à la deuxième journée et je l’ai été. Même pendant la deuxième journée, ça s’est super bien déroulé, donc je suis entrée directement dans la catégorie. […] Je suis vraiment contente de ce que j’ai pu faire», a raconté la gymnaste.
Pour la jeune femme, atteindre le niveau sénior était un rêve qu’elle caressait depuis son retour à la compétition il y a trois ans. «Les filles avec qui je m’entraînais me poussaient, elles y croyaient quasiment plus que moi. […] Je trouvais ça tellement gros comme catégorie. Il y a les filles de l’équipe nationale et j’en ai battu à cette compétition. Ça montre que j’ai ma place.»
Ce résultat lui permet également d’accumuler ses premiers points. À chaque compétition, elle aura l’occasion d’en ajouter à sa fiche. Plus elle en cumulera, plus ses possibilités d’accéder à des compétitions internationales croissent. «Ça montre que tu as de l’expérience et ça augmente les chances d’être choisie», a résumé la jeune sportive.
Un retour à la compétition
Charlotte Raymond fait de la gymnastique depuis qu’elle a trois ans. Elle est entrée dans un programme compétitif à l’âge de sept ans avant d’arrêter au début du secondaire.
Elle ne se sentait plus à l’aise dans l’environnement compétitif. «Je n’aimais plus ça. Ça me causait beaucoup de stress. Finalement, je me suis rendu compte que ça me manquait. Cette pause m’a vraiment fait du bien. Ça m’a permis de retomber en amour avec le sport que je pratique depuis que je suis toute petite.»
À son retour sur la palestre, il lui a fallu un temps d’adaptation pour se remettre à l’aise avec les mouvements et les routines ainsi qu’en compétition. «Il a fallu que je réapprenne à me connaître, comment j’agis en compétition, comment gérer mon stress.»
Le soutien de son entraîneuse lui a permis de reprendre confiance en elle.
Deux compétitions de plus petite envergure lui permettront d’arriver bien préparer aux Championnats canadiens à la fin du mois de mai.
Sport-études
Pendant qu’elle s’entraîne, Charlotte Raymond est également aux études. Elle en est à sa quatrième session en Techniques juridiques au Cégep Garneau.
Puisqu’elle est inscrite en sport-études, elle profite d’un horaire allégé qui lui permet de s’entraîner 20 heures par semaine tout en ayant la possibilité de compléter son parcours collégial en quatre ans au lieu de trois.
À plus long terme, la jeune femme souhaite entreprendre des études de droit à l’université.