Sur la 1re photo : Carmen Laliberté, la petite-fille d’Onésime Laliberté, ainsi qu’Yves Turgeon, maire de Saint-Anselme, se sont vus remettre des plaques honorifiques pour les 100 ans du Joffre. Photos : Gilles Boutin

Popularisé par le soldat de Saint-Anselme, Onésime Laliberté, à son retour de la Première Guerre mondiale en 1920, le jeu de cartes du Joffre est encore très populaire dans la région. En 2020, il fêtait ses 100 ans, mais cette fête a dû être reportée en raison de la pandémie et c’est le 25 août dernier que les amateurs de la région ont célébré son 100e anniversaire.

Dignitaires et invités étaient présents à la Maison de quartier Louis-Fréchette, à Lévis, pour célébrer avec plus d’une cinquantaine de joueurs et amants du Joffre.

«Le Joffre est encore énormément joué dans la région. On organise plusieurs journées ou soirées de Joffre et les joueurs s’étendent d’Armagh dans Bellechasse jusqu’à Saint-Nicolas à Lévis en passant par Scott en Beauce», partage Jules Lacasse, organisateur de l’événement et joueur de Joffre depuis plus de 50 ans.

Le Joffre, appelé autrefois le Kaiser, a été introduit à Saint-Anselme par le soldat Onésime Laliberté qui, selon l’histoire, aurait développé ce jeu dans les tranchées. Le jeu consiste en 32 cartes où l’Allemagne (les cartes de pique), l’Angleterre (les cartes de carreau), la France (les cartes de cœur) ainsi que la Russie (les cartes de trèfles) s’affrontent. Le Joffre s’apparente à une partie de bridge ou de poker simplifiée.

«C’est un jeu simple et intense, c’est agréable à jouer. On peut y jouer à deux, trois ou quatre sans problème, c’est facile. L’engouement de ce jeu réside dans sa simplicité, mais aussi dans la complexité de ses stratégies», ajoute M. Lacasse.

Même qu’après son arrivée à Saint-Anselme, le Joffre a déjà été enseigné à l’école, se rappellent les amateurs de la région de Bellechasse. Ce jeu fait partie de l’identité de la région et comporte un historique important pour cette dernière.

«Au-delà du jeu de cartes, il y a toute une signification du fait qu’il a été joué dans les tranchées. Il y a une part d’histoire et une part de souffrance. Dans la souffrance, on a trouvé une façon d’éprouver du plaisir pour tenir le coup», a mis en lumière Andrée Kronström, conseillère municipale du district Christ-Roi.

«Le Joffre, c’est quelque chose qui nous réunit. C’est une passion qui dure depuis plusieurs années. J’ai été mise en contact avec ce jeu-là, il y a plus de 30 ans […] C’est un jeu qui perdure dans le temps, c’est quelque chose qui s’est perpétué parce qu’on a des gens qui s’occupent de faire en sorte qu’on puisse se réunir et y jouer», a rappelé Dominique Vien, députée fédérale dans la circonscription Bellechasse-Les Etchemins-Lévis.

Un honneurpour Onésime Laliberté

Bien que son créateur soit décédé,le Joffre perdure et la descendance de M. Laliberté aussi. Au cours de la célébration, Carmen Laliberté, petite-fille d’Onésime Laliberté, était sur place et jouait également au Joffre à une table. Cette dernière s’est vue remettre un certificat ainsi qu’une plaque de reconnaissance des mains de Mme Vien. Une autre plaque honorifique a été remise au maire de Saint-Anselme, Yves Turgeon.

Au cours des années, de nombreuses éditions spéciales du Joffre ont été produites et distribuées dans la région. Sa popularité est telle qu’il est également en vente dans différents magasins à grande surface du secteur. Accompagné de Dominique Vien, Jules Lacasse a élaboré une édition toute spéciale pour ce 100e anniversaire qu’il a distribuée à tous les gens présents sur place.

Ainsi, la Maison de quartier Louis-Fréchette était remplie de plus d’une dizaine de tables où chaque personne présente jouait à ce jeu bellechassois, maintenant ancré dans les traditions, qui n’est pas prêt de mourir.

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