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Par voie de communiqué, le président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Chaudière-Appalaches, James Allen, a déploré, le 3 octobre, que certains candidats aux élections fédérales en Chaudière-Appalaches se fassent «du capital politique sur le dos d'une partie de leurs concitoyens», les agriculteurs. Sans les nommer, l'UPA semble s'en prendre aux candidats du Parti populaire du Canada (PPC), une formation qui veut abolir le système de gestion de l'offre dans le domaine agricole.

«Je ne comprends pas qu’on puisse autant mépriser et mal connaître tout un secteur économique dont la base est constituée de familles entrepreneuriales agricoles. Ces milliers d’entreprises, ce sont autant de fiers entrepreneurs qui investissent que de familles agricoles qui contribuent à la vitalité économique de nos municipalités rurales. D’ailleurs, le secteur agricole est l’un des plus grands fournisseurs d’emplois pour l’économie de la région», a lancé M. Allen, tout en rappelant que l’agriculture en Chaudière-Appalaches génère des ventes de l’ordre de 1,84 G$, et ce, annuellement.

Citant une étude de la Société Nielsen, le président des Producteurs de lait de Chaudière-Appalaches-Sud, Bruno Cyr, a pour sa part contesté l’idée selon laquelle les produits laitiers seraient plus chers au Canada.

«En 2018, un litre de lait respectant nos normes de qualité coûtait en moyenne 1,51 $ au Canada, 1,81 $ en Nouvelle-Zélande et 1,64 $ aux États-Unis.Il faut cesser de croire aux utopies libertariennes. Pour demeurer compétitifs sur les marchés mondiaux, l’Europe, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande viennent en aide à leur industrie laitière. Ce n’est pas un réel libre marché. Je ne crois pas que les Canadiens souhaitent opter pour ce modèle. C’est pourquoi mettre fin à la gestion de l’offre serait répéter la même erreur que d’autres pays, où les petits producteurs sont de moins en moins nombreux et sont progressivement remplacés par quelques géants qui contrôlent toute la chaîne de production, du prix versé au producteur au prix payé par le consommateur», a argué M. Cyr.

«La gestion de l’offre est l’un des moyens dont s’est doté notre pays pour offrir un revenu juste et équitable aux producteurs agricoles, ainsi que des prix stables et accessibles aux consommateurs. Le tout est géré par deux organismes indépendants, la Régie des marchés agricoles du Québec et la Commission canadienne du lait, qui établissent les coûts à répartir entre tous les maillons de la chaîne, du producteur au consommateur, en passant par le transformateur et le distributeur. Voilà pourquoi l’agriculture rapporte à tous», a quant à lui renchéri M. Allen.

 

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