Clément Genest, président du comité des finances de la Ville et conseiller municipal de Saint-Nicolas, ainsi que Gilles Lehouillier ont présenté les grandes lignes du budget 2020 de la municipalité.

Comme promis dans les dernières semaines, l’administration Lehouillier demandera un effort financier moins important aux propriétaires lévisiens l’an prochain. En effet, la Ville de Lévis décrète une hausse de taxes moyenne de 2,1 % pour les contribuables lévisiens dans son budget 2020, adopté par le conseil municipal le 16 décembre.

Rappelons que l’an dernier, les Lévisiens avaient fait face à une augmentation moyenne de 3,5 % de leurs taxes. Encore une fois cette année, la hausse de taxe sera «répartie équitablement» entre les secteurs résidentiel, commercial et industriel. Cette année, la hausse correspond à l’inflation projetée par plusieurs institutions financières.

Concrètement, le propriétaire d’une résidence unifamiliale desservie par les services d’une valeur de 290 000 $ verra son compte de taxes augmenter de 60 $ l’an prochain. Les résidents du secteur Charny feront face à la hausse moyenne la plus basse (1,8 %) tandis que les propriétaires du secteur Saint-Joseph-de-la-Pointe-De Lévy feront face à la plus importante (2,5 %). 

«(L’an dernier), on avait un passage obligé à cause des investissements nécessaires (pour les infrastructures routières, d’égout et d’aqueduc). Dans cet exercice financier, nous obtenons de la marge de manœuvre et nous commencer à retirer les bénéfices de notre croissance. Même que si l’augmentation de nos revenus prévue l’an prochain se concrétise, nous pourrons établir notre prochaine hausse de taxes moyenne en bas de 2 % lors du budget 2021», s’est réjoui Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

Notons que les Lévisiens pourront toujours payer leur compte de taxes en 12 versements sans intérêt. 95 % des contribuables ont adhéré à ce type de paiement.

Un budget encore en hausse et équilibré

Pour 2020, la Ville a budgété des revenus de 304,9 M$, une augmentation de 19 M$ comparativement à l’exercice financier précédent. Celle-ci est due, entre autres, à la forte croissance de Lévis et le nouveau pacte fiscal entre Québec et les municipalités de la province. 

En ce qui a trait au premier volet, la valeur des permis de construction émis dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel a atteint, au 30 novembre dernier, un niveau record de 429 M$. Ainsi, la Ville prévoit que cette augmentation du rythme de la richesse foncière (18,6 G$ en 2019) se poursuivra en 2020, ce qui lui permet d’anticiper des revenus additionnels évalués à 5,2 M$, soit 1,2 M$ de plus qu’en 2019.

Quant au pacte fiscal, le transfert de la croissance des revenus générés par un point de pourcentage de la taxe de vente du Québec à la Ville de Lévis représente une somme de 1,2 M$ dans le prochain budget.

Au niveau des charges, la Ville entend dépenser 304,9 M$ en 2020. Parmi celles-ci, Lévis entend continuer ses efforts pour payer comptant ses investissements prévus dans le programme triennal d’immobilisations (PTI), cette ligne du budget passant de 3,5 M$ (2019) à 6 M$ pour l’exercice financier 2020.

Soulignons que la Ville poursuit ses efforts d’optimisation de sa masse salariale. La proportion du budget est passée de 46,1 % à 44,9 %. Malgré cela, le maire a profité de l’adoption du budget pour annoncer que les heures d’ouverture des services à la clientèle, à la taxation, à l’évaluation, aux permis et de l’écocentre seront notamment ajustées ou prolongées de 8h à 17h dès le 6 janvier prochain.

Une dette qui n’inquiète pas

Quant à la dette totale consolidée de la Ville, elle se chiffrait à 459 M$ au 31 décembre 2018. En 2020, le service de la dette (remboursements et intérêts) s’élèvera à 60,9 M$, soit une hausse de 4,8 M$.

L’administration Lehouillier a cependant rappelé qu’elle s’est dotée d’un plan d’action pour la gestion de la dette sur 10 ans et qu’elle respecte les trois ratios établis dans le cadre de ce dernier, soit que Lévis se retrouve sous la moyenne des cinq villes québécoises comparables de moins de 200 000 habitants pour l’endettement sur la richesse foncière uniformisée et l’endettement par unité d’évaluation ainsi que le fait que le ratio du service de dette sur le budget ne dépasse pas 20 % (20 % dans le budget 2020).

«Nos actifs sont toujours en croissance versus la dette. Si la Ville était une maison d’une valeur de 240 000 $, ses propriétaires auraient une hypothèque de 100 000 $. Grâce aux nouveaux revenus que nous avons, comme ceux obtenus grâce au nouveau pacte fiscal, nous pouvons payer davantage comptant nos investissements. Notre plan ne change pas. Nous entendons que notre dette plafonne en 2027 et qu’elle diminue par la suite. Comment nous allons y arriver? En payant de plus en plus comptant nos investissements comme nous le faisons depuis quelques années», a conclu M. Lehouillier.

Augmentation moyenne des taxes municipales par quartier

 Quartier          Hausse moyenne en dollars               Hausse moyenne en %

Breakeyville                     62 $                                            2,2 %
Charny                              51 $                                            1,8 %
Lévis                                 64 $                                            2,3 %
Pintendre                           65 $                                            2,3 %
Saint-Étienne-de-Lauzon   58 $                                            2,1 %
Saint-Jean-Chrysostome    53 $                                           1,9 %
Saint-Joseph-de-la-Pointe-De Lévy         69 $                      2,5 %
Saint-Nicolas                        59 $                                           2,1 %
Saint-Rédempteur                 61 $                                           2,2 %
Saint-Romuald                      56 $                                           2 %

* Pour une résidence unifamiliale desservie d’une valeur de 290 000 $

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