Les œuvres illustrent la diversité des points de vue des artistes sur l’environnement. Sur la deuxième photo : Stella Bissonnette, conservatrice de la collection du Mouvement Desjardins.� Photos : Courtoisie et Aude Malaret

L’Espace culturel du Quartier Saint-Nicolas accueille l’exposition Nature. Œuvres choisies de la Collection Desjardins, jusqu’au 25 septembre. Cette exposition rassemble des œuvres d’artistes québécois et canadiens acquises, depuis près de 45 ans, par le Mouvement Desjardins.

«L’exposition présente des points de vue variés et riches sur le thème de la nature, comme source d’inspiration pour les artistes ainsi que comme sujet de recherche, d’exploration et de réflexion sur l’état actuel de la nature et sur les problèmes environnementaux», présente Stella Bissonnette, conservatrice de la collection du Mouvement Desjardins.

Des approches très différentes qui reflètent les préoccupations des artistes selon les générations. Réunissant autant des œuvres d’art actuel que plus traditionnel, l’exposition invite à redécouvrir la beauté et la fragilité du monde. Des peintures, des photographies et des estampes qui témoignent également de l’acuité du regard des artistes pour rappeler les dangers qui guettent notre planète. L’occasion de constater à quel point la représentation de la nature dépend des enjeux qui marquent chaque époque et de la société dans laquelle on vit.

«Chacune des pièces du centre d’exposition présente une thématique, partage la conservatrice. Ce sont des choix, parfois déchirants, parce qu’on laisse des œuvres de côté. On essaie de former des ensembles cohérents, que les œuvres qui sont placées les unes à côté des autres se parlent et se répondent, qu’il y ait des liens entre ce qui est présenté.»

L’une des salles propose ainsi une évocation de ce qu’a été l’art du paysage au Québec, avec des représentants importants comme les peintres Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté ou René Richard. Une autre pièce présente des œuvres plus modernes d’artistes aux sensibilités marquées par le questionnement sur notre monde et notre rapport à la nature. «Il y a des points d’interrogation, note Stella Bissonnette. J’ai voulu que les visiteurs remarquent la beauté de la nature et qu’ils s’interrogent sur les difficultés du monde actuel, comment nous mettons notre environnement en danger. Les œuvres présentées soulèvent ces questions.» Comme cette photographie, prise en plein mois de décembre, d’un lièvre vêtu de sa robe blanche qui pensait être bien camouflé en cette saison froide, mais se trouve découvert par l’absence de neige.

L’exposition se démarque par la présentation d’une série d’estampes inuites, puisque la collection Desjardins en possède plusieurs.

Comme d’autres grandes entreprises du Québec ou institutions financières, Desjardins a un programme d’acquisition d’œuvres d’art. «Au départ, on avait confié la responsabilité à quelques employés d’acheter des œuvres dans des galeries de Québec pour décorer les bureaux. Puis, on a été plus loin et on a voulu encourager la création artistique, soutenir nos artistes et démontrer que Desjardins est une entreprise qui a à cœur l’art et la culture.»

Cette collection a été officiellement lancée en 1979 et constituée petit à petit. Aujourd’hui, Desjardins possède quelque 2 500 œuvres, dont la valeur marchande est estimée à 9 M$. Environ 700 artistes sont représentés, dont 95 % d’artistes québécois, le reste étant des artistes canadiens.

Les acquisitions suivent la politique de l’entreprise déterminée par des critères tels que la qualité muséale des œuvres. «On achète des œuvres qui représentent un équilibre entre les hommes et les femmes, les communautés culturelles. La qualité esthétique des œuvres, la possibilité de les exposer dans des bureaux, le respect des sensibilités guident aussi la sélection», indique Stella Bissonnette qui soumet ses propositions à un comité d’acquisition.

«La collection existe pour être exposée dans les bureaux de l’entreprise au profit des employés, pour créer des environnements de travail plus humains, plus agréables et même inspirants, parce que l’art possède cette dimension. Admirer une œuvre peut être un moment de pause et de réflexion», conclut la conservatrice.

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