Mélanie Massouty et l’éditeur Mathieu Dufour, lors du lancement de La Dame du lac, à Lévis. Photo : Jean-Benoit Garant

L’autrice lévisienne Mélanie Massouty a publié son premier roman La Dame du lac, aux éditions Deuxième Dimension, en juin dernier. Dans ce conte métaphorique et initiatique, elle explore la puissance de la pensée qui permet de découvrir qui nous sommes et se retrouver.

Dans la quarantaine, Ambre n’est pas heureuse dans sa vie. Elle n’a pas d’amoureux. Sa vie est routinière. Elle prend des antidépresseurs. Un jour, poussée par son instinct, elle pénètre dans une forêt où d’inattendues péripéties la chamboulent.

«Du jour au lendemain, Ambre décide d’écouter son cœur et de suivre un écureuil. Finalement, cette aventure va lui permettre de se découvrir. Au fil des chapitres, elle va revivre les événements qui ont marqué sa vie. Mais elle va les vivre jusqu’à ce qu’elle comprenne comment les résoudre», présente Mélanie Massouty.

Quête initiatique, La Dame du lac raconte l’histoire d’une femme aux prises avec de nombreux questionnements et de multiples insatisfactions, qui entame, malgré elle, un voyage aux allures fantasmagoriques.

«Ce que je voulais travailler, c’est la peur. Dans le livre, la façon dont c’est exploité, c’est que chacun des chapitres représente une peur ou, du moins, ce qui est associé à la peur, un sentiment, une émotion. Le personnage va devoir affronter cette peur. Ambre, c’est vous, c’est moi. Elle représente tout le monde parce qu’on a tous peur de quelque chose», explique l’autrice.

Massothérapeute, Mélanie Massouty a vu les demandes de soins exploser pendant la pandémie. «Les gens au lieu de se laisser masser sur la table et de ne rien dire, ils se sont mis beaucoup à parler. Et ce qui ressortait vraiment, c’est toute la peur véhiculée dans la société. Et je ne comprenais pas pourquoi ils avaient tant peur», partage-t-elle.

Alors qu’elle ne croyait pas l’avoir ressentie, Mélanie Massouty se rend compte que cette émotion est omniprésente dans sa vie. «C’est pour ça que ça venait tant m’affecter. Parce qu’en réalité, j’écoutais les peurs des autres et ça venait m’affecter moi-même et je ne comprenais pas pourquoi ça m’affectait tant. C’est parce que je devais les travailler moi-même. Je trouvais que c’était un bel effet miroir», confie-t-elle.

«Ce livre est arrivé juste à point pour pouvoir m’aider à travailler ça. On ne sait jamais quand elle va commencer notre quête initiatique. La mienne, je l’ai commencée au début de l’écriture», ajoute l’autrice.

Écrire ce roman a permis à Mélanie Massouty  de prendre du recul sur sa vie, sur ses problématiques récurrentes et de dégager des pistes de réflexion et de solution qu’elle partage avec les lecteurs.

«À un moment, j’étais bloquée. Je me suis rendue compte que les chapitres correspondaient aux difficultés que j’éprouvais dans ma vie à ce moment-là. Et, je me suis mise à faire beaucoup de lectures et de recherches. Dans la bibliographie, il y a des titres qui m’ont permis de voyager à travers ça. J’ai consulté des thérapeutes pour qu’ils m’aident dans ce projet à trouver des solutions. Le but, c’était que ça soit agréable et léger à lire, pas que ce soit lourd et qu’on parle juste de peur, que la trame de fond soit joyeuse.»

Parce que finalement, la trame de La Dame du lac, c’est la quête du bonheur. «Comment on peut arriver à se trouver et à savoir qui on est réellement?», interroge l’autrice.

C’est dans notre lien à la nature et dans l’amour que l’autrice nous invite à chercher des réponses. «La nature c’est ce qui régit notre monde. Aujourd’hui, on est très matérialiste, on est tout le temps à la poursuite de quelque chose de plus. Mais en réalité, le retour à la nature, c’est juste de ça qu’on a besoin pour être heureux selon moi.»

«Il y a deux pôles la peur et l’amour. Quand on n’a pas peur, on est rempli d’amour. On est heureux. Donc, ce livre traite de la polarité et c’est un livre qui parle d’amour, même si jusqu’à la fin je ne le savais pas», conclut Mélanie Massouty.

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