CRÉDIT : GILLES BOUTIN

Le parc Champigny était bien plein hier soir lorsque la tête d’affiche de la 37e édition du Festivent Ville de Lévis s’est présentée sur la scène Loto-Québec. Weezer s’est organisé pour offrir une performance sans flafla à la hauteur de sa renommée.

Alors que Rivers Cuomo s’approchait du microphone pour chanter Buddy Holly en entrant sur scène, la foule lévisienne s’est enflammée et a hurlé sa joie de voir la formation californienne prendre place. S’en est suivi d’un vieux classique du groupe My Name Is Jonas, que les festivaliers se sont faits un plaisir à chanter.

Sans dire un mot encore au public, Weezer a entamé sa populaire reprise de la chanson Africa de Toto, au grand plaisir de la foule qui balançait les bras en l’air. Puis, les premières notes d’Island In The Sun ont charmé les festivaliers, au point où Cuomo a cessé de chanter pour laisser la voix du public faire le travail.

«Bonsoir, nous sommes Weezer!», a lancé le chanteur de la formation avant de reprendre la chanson des années 60, Happy Together de The Turtles. Surf Wax America, Perfect Situation et (If You’re Wondering If I Want You To) I Want You To se sont suivies à un rythme effréné. Puis, Weezer a proposé aux fans de faire avec eux un retour dans le passé avec la huitième piste de l’album Weezer (1994), mieux connu sous le nom Blue Album, In The Garage.

Le groupe a ralenti la cadence pour Feels Like Summer et Everybody Wants To Rule The World, reprise du groupe Tears for Fears, mais Beverly Hills accompagnée d’un solo de guitare déjanté et la reprise de A-ha, Take On Me, ont ravivé la flamme toujours intense des festivaliers. Les Californiens ont alors sorti leur rock lourd en interprétant Thank God For The Girls.

Le groupe n’a pas dit grand-chose au public pour laisser toute la place à leur performance et personne ne s’en ai plait. Pork And Beans, Undone – The Sweater Song et Hash Pipe ont conclu la prestation essoufflante, mais satisfaisante de la tête d’affiche du festival de Saint-Jean-Chrysostome.

Les festivaliers en voulaient plus, alors le groupe est monté de nouveau sur la scène, cette fois-ci sans instrument. Les quatre membres du groupe se sont rassemblés autour du microphone et ont chanté une version a capella de Buddy Holly, le public n’a pas raté la chance d’entonner la chanson avec eux. Le spectacle s’est conclu avec la fameuse Say It Ain’t So qui a causé l’hystérie dans la foule lévisienne.

Mission accomplie pour la plus grosse soirée du Festivent.

Cheesy et kitsch : Mort Rose

La jeune formation québécoise, Mort Rose, avait le défi d’ouvrir pour Weezer. C’est avec leur meilleur look tiré des années 90 que le groupe est entré sur scène avec ses chansons kitsch et cheesy complètement assumées.

Pas trop certain de la proposition de Mort Rose, le public a mis un certain temps avant d’entrée dans la danse. Ceux qui n’ont que le single Magazine et le EP Avoir 20 ans à leur actif, ont joué plusieurs morceaux de leur premier album qui sortirait au début de l’année prochaine.

«C’est malade, Weezer s’en vient! On est aussi stoked que vous d’être dans la foule et de regarder le show après!», a lancé Alexandre Archambault, le chanteur et guitariste de la formation. En nous promettant du grand rock francophone tout au long de leur prestation, les gars de Mort Rose ont finalement rempli leur promesse en terminant sur Mots d’amour qui a bien réchauffé le public pour ce qui s’en venait. Une finale en beauté.

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