CRÉDIT : REGART

Installé à Lévis depuis 1986, le centre d’artistes en art actuel a fait sa place dans le paysage lévisien en accordant une grande place au territoire dans sa programmation. En congé sabbatique pour un an et demi, Amélie Laurence Fortin fait le bilan de ses cinq années à la tête de Regart.

Dans les cinq dernières années, l’équipe de Regart a choisi de présenter «une programmation très lévisienne». Loin d’être «une cellule de Québec à Lévis», le lieu d’exposition et de création s’est donné l’objectif de refléter «son territoire, sa géographie, ses changements et son développement».

«L’enracinement, c’était mon mot d’ordre. Que Regart revienne au cœur des Lévisiens, qu’on parle ensemble, qu’on collabore et que, finalement, on fasse partie du paysage, pas juste comme un atome libre», partage la directrice générale et artistique, Amélie Laurence Fortin.

Celle qui a confié les clés du centre d’artistes en art actuel à une nouvelle directrice intérimaire, le temps d’une résidence artistique à Berlin, estime qu’avec le temps, Regart a construit de belles relations avec la Corporation de développement du Vieux-Lévis, la Maison natale de Louis Fréchette ou encore Élédanse.

«On a travaillé très fort à s’intégrer. Le Vieux-Lévis, c’est comme un village à part. On voulait en faire partie, même si on est en bas de la falaise. On a multiplié les initiatives», souligne-t-elle. Maintenant, on récolte énormément, car on a créé des liens de confiance avec les artistes, nos propriétaires, la Ville et les autres organismes.» 

Des efforts ont également été mis «pour que les espaces de diffusion de la galerie et de la vitrine deviennent des lieux de professionnalisation et qu’on obtienne des prix».

Une porte d’entrée vers Lévis

Avec les transformations à venir dans le secteur de la Traverse, «il y a plein d’inconnues et d’angles morts, reconnaît Amélie Laurence Fortin. On est en train de travailler avec la Ville pour bien définir nos besoins». Le centre souhaite en effet rester sur la rue Saint-Laurent. «On est comme une porte d’entrée vers Lévis. Il y a tout un ensemble de gens d’influence, qui traversent et qui viennent», rappelle-t-elle.

L’actuelle localisation de Regart, dans un secteur ouvert, touristique et fréquenté par les Lévisiens, permet aussi de toucher un large public et «démocratiser le geste artistique». «Les gens qui empruntent la piste cyclable, s’ils ne connaissaient pas l’art contemporain, mais qu’ils sont curieux et rentrent, ils sont contents. Ils viennent de découvrir quelque chose d’autre et ça va peut être les pousser à aller au musée», fait valoir la directrice. 

Dans son développement, Regart veut continuer à assurer des revenus autonomes, dont une partie vient présentement de la location d’ateliers d’artiste.

«Mon plan avec le conseil d’administration, c’est que nos revenus autonomes deviennent des résidences internationales. La proximité du fleuve et ce paysage exceptionnel font du centre un lieu de ressourcement et de création», annonce Amélie Laurence Fortin. Le projet pourrait se concrétiser en rejoignant le réseau ResArtis.

C’est la première fois que la directrice générale et artistique se sépare du centre pendant une aussi longue période. «C’est sûr que je vais revenir. Cinq ans, ça aurait pu être la fin d’un mandat. Mais le conseil d’administration m’a donné un an et demi. Partir à l’international, ça fonctionne avec notre développement», conclut-elle.

Les plus lus

Le folk poétique de James Forest à découvrir au VBP

Accompagné de son plus fidèle compagnon de route, sa guitare, l’auteur-compositeur-interprète James Forest sera de passage le 15 novembre, dans l’ambiance intimiste de la salle de Saint-Romuald.

Imaginer une France misant sur les inventions de Tesla

Bien connu pour sa trilogie du Crépuscule des arcanes, Sébastien Chartrand s’ingénie de nouveau à modifier le cours de l’histoire dans sa nouvelle œuvre, Geist – Les héritiers de Nikola Tesla. Dans son cinquième roman, l’auteur lévisien a imaginé une France différente de celle que nous connaissons, au sein de laquelle des changements politiques autant que technologiques, initiés par le c...

Un Filon de richesses à découvrir en photo à Lévis

Projet F. Ça ressemble à un mystérieux nom de code, à un plan des plus secrets. Si vous vous rendez dans quatre des bibliothèques de la Ville, à Lévis, Pintendre, Saint-Étienne-de-Lauzon et Charny, ce sont Les mille visages du communautaire que vous rencontrerez plutôt que des agents secrets.

Guy Bégin offre dix œuvres à la Ville de Lévis

Connu internationalement comme le «Peintre des Parfums», l’artiste lévi- sien Guy Bégin a fait don de dix œuvres à la municipalité. Ses tableaux sont exposés à l’entrée de la bibliothèque Lauréat- Vallière, jusqu’au 15 novembre.

Les mises en scène d’Armand Côté à découvrir

La Galerie d’Art des Deux-Ponts présente Mise en scène par l’artiste Armand Côté. L’exposition est présentée jusqu’au 24 novembre à la Galerie d’Art des Deux-Ponts.

Un livre jeunesse sur l’adoption d’un animal

L’autrice lévisienne Valérie Langlois publie son troisième livre pour la jeunesse. Fripouille! raconte l’histoire du chaton du même nom qui arrive dans sa famille d’adoption à Noël.

Se rappeler toutes ces petites choses qui rendent heureux

Ode aux plaisirs simples de l’existence, la pièce Extras et ordinaires fait se rencontrer le personnage et le public dans un cocon de confidences. Le 7 novembre prochain à L’Anglicane, se prépare une soirée où chacun partage l’envie de faire éclore la beauté de la vie.

Les Louanges chanteront au Gala de l’ADISQ

L’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a dévoilé les gagnants du Gala de l’industrie et du Premier Gala de l’ADISQ, le 23 octobre à Montréal. Les Louanges se sont distingués à plusieurs reprises pendant la soirée.

Des mots pour dire ses origines

Présenté le 25 octobre à L’Anglicane, Nui Pimuten – Je veux marcher ouvre une fenêtre sur la réalité autochtone. Dans ce spectacle de poésie et de chanson, Natasha Kanapé Fontaine interprète de nouveaux textes qui rendent hommage aux siens.

Lou-Adriane Cassidy explore nos existences en chanson

Au cœur de sa tournée C’est la fin du monde à tous les jours, Lou-Adriane Cassidy s’arrêtera à L’Anglicane le 1er novembre. L’autrice-compositrice-interprète en plein essor sera précédée d’Ariane Roy en première partie.