Le visiteur se promène d’œuvre en œuvre dans la galerie en ligne. CRÉDITS : CAPTURE D’ÉCRAN KUNSTMATRIX et COURTOISIE

Les 16 finissants du programme d’Arts visuels du Cégep de Lévis-Lauzon présentent au public leurs œuvres de fin d’études dans des galeries en ligne. Les expositions se tiennent habituellement à Regart, centre d’artistes en art actuel, et au Centre d’exposition Louise-Carrier.

Assis devant son écran, le visiteur pénètre dans les salles de la galerie représentées en trois dimensions. Des flèches permettent de se déplacer d’une œuvre à l’autre. Accrochés sur des murs blancs, les travaux des finissants du programme d’arts visuels du Cégep de Lévis-Lauzon n’attendent plus qu’un clic pour se révéler au public. 

Pendant l’exploration, qui rappelle l’expérience d’un jeu vidéo, le visiteur peut se rapprocher d’une image et l’afficher en grand format. La visite permet aussi d’accéder aux galeries de chacun des jeunes créateurs et de lire la présentation de leur démarche artistique. Nul besoin de se déplacer, c’est l’art qui entre dans la maison. 

Un menu déroulant facilite la navigation. Une fonctionnalité permet de faire le tour de l’exposition en allant automatiquement d’œuvre en œuvre salle après salle. Une autre permet d’obtenir la liste complète des travaux et d’y accéder directement. 

«Face à la frustration des étudiants, puisque quand même plus de 80 % du travail étaient faits, toutes sortes d’alternatives ont été imaginées, comme faire une exposition à l’automne, mais rien n’était sûr», raconte Michel Arsenault, enseignant et coordonnateur du programme d’arts visuels.

Recréer un parcours artistique

 Inspiré par un projet de 2009, qui avait mené à la création d’une galerie virtuelle avec l’aide d’un enseignant en informatique, professeurs et élèves sont allés cette fois du côté des applications déjà existantes pour présenter les œuvres. Grâce à un abonnement sur la plateforme Kunstmatrix, ils ont monté deux expositions Quand le chaos s’organise, c’est le début de la fin et Le jugement dernier.

Lorsque le nouveau coronavirus s’est abattu sur le Québec, les finissants se préparaient en effet à investir avec leurs projets de fin d’études le centre d’artistes en art actuel Regart et le Centre d’exposition Louise-Carrier. C’est désormais à partir du site Internet des deux lieux que les visiteurs peuvent accéder aux galeries virtuelles. 

«Au début, c’était vraiment frustrant, car on n’avait pas accès à nos grands espaces d’atelier alors que c’est ça qui est le fun dans ce programme. Mais au fil des semaines, j’ai trouvé d’autres manières de faire. Je suis chanceux, car j’ai plein de place chez nous et j’ai pu faire ce que je voulais», se souvient Jonathan Cantin-Demers.

Une période de stress et d’inconnu pour les étudiants qui avaient parfois tout leur matériel ainsi que leurs créations dans les locaux du cégep. Certains étaient aussi limités par l’espace disponible à la maison et ont dû s’adapter.

Autre défi qui s’est posé aux jeunes    artistes : transposer leur projet conçu pour être vu et installé dans un espace physique vers le virtuel. «J’aurais pu exposer ce que j’avais préparé. Mais j’ai pris la décision de ne pas le faire, car je trouvais que ça aurait beaucoup moins d’impact visuellement pour ce projet que de le montrer en vrai», explique Magalie Berthiaume qui s’est lancé dans un projet photographique conçu pour l’occasion.

Une certaine perception de la société

Présentée par Regart, l’exposition Quand le chaos s’organise, c’est le début de la fin dévoile les visions hétéroclites du monde, les expressions variées de la vie ainsi que leurs perceptions de la société. Cette exposition marque le début de la fin du parcours des étudiants.

Présentée par le Centre d’exposition Louise-Carrier, Le jugement dernier marque la fin des études. L’exposition fait écho à la situation aux allures apocalyptiques. De ce contexte est né la trame de fond. Les œuvres d’art réalisées à la maison, entre deux classes virtuelles, montrent les réflexions personnelles et les expérimentations diversifiées des finissants. Le confinement leur a permis d’exprimer une remise en question du monde et des sentiments plus profonds, ainsi que de développer une plus grande découverte de soi et des autres.

Des prix d’excellence

Lors du vernissage en ligne, des prix ont été décernés aux étudiants pour souligner l’excellence de leur travail. Un jury composé de Claude Vallières, coordonnateur à Diffusion culturelle de Lévis, de Gentiane La France, responsable des communications et de la coordination chez Regart, et de Julie Gagné, professeur en histoire de l’art au Cégep, ont choisi les récipiendaires.

Jonathan Cantin Demers a reçu le prix de la Ville de Lévis. Marie Yasmina Roy-Fezza a remporté un prix offert par le député de Lévis. Regart a souligné le travail de l’étudiante Magalie Berthiaume en lui attribuant la bourse Oscar Mercure. Enfin, deux étudiants de première année, Pénéloppe Noël ainsi que Nathaniel Lacasse, ont obtenu la bourse Lise-Bégin. Sur la photo : Jonathan Cantin Demers, Marie Yasmina Roy-Fezza, Magalie Berthiaume et l’enseignant Michel Arsenault.

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