L’artiste bellechassois Daniel Bonneau a profité du confinement pour amorcer son travail sur une nouvelle série d’œuvres, des bancs animaliers. CRÉDIT : ÉRICK DESCHÊNES

Comme d’autres artistes de la région, le confinement imposé ce printemps par le gouvernement provincial afin de freiner la propagation de la COVID-19 aura été fertile en créations pour Daniel Bonneau. L’artiste animalier de Saint-Anselme a profité de cette pause dans la société afin de lancer une nouvelle série d’œuvres, des bancs où les animaux et la nature sont en vedette.

Cette nouvelle série, suite logique de la série de peintures sur rondelles de bois de l’artiste de 72 ans, a vu le jour grâce à une discussion entre Daniel Bonneau et l’un de ses voisins, artisan du bois. Lors de son arrivée dans sa maison de Saint-Anselme, ce dernier a découvert plusieurs objets qu’il a transformés, dont une vieille tête de lit en banc. Cette création a immédiatement inspiré l’artiste animalier.

«Ça m’a donné le goût de continuer d’innover. Dès que j’ai vu la tête de lit, j’ai commencé à dessiner dessus des formes animales. J’ai acheté la tête de lit transformé en banc à mon voisin. J’ai par la suite eu le déclic de dessiner un énorme orignal, la grandeur de la tête de lit me permettant de bien représenter l’ampleur de son panache. D’ailleurs, j’ai appelé cette première œuvre Panache», se rappelle l’artiste bellechassois.

Cette idée est devenue littéralement un bon filon pour Daniel Bonneau puisqu’il est à compléter le troisième banc animalier de sa nouvelle série, Initiation à la pêche. Après avoir sculpté une partie de la tête de lit afin de faire ressortir en relief un élément de l’animal en vedette dans l’oeuvre, l’artiste septuagénaire peint sur le banc. Par la suite, il recouvre l’oeuvre de résine époxy. En moyenne, Daniel Bonneau consacre une quarantaine d’heures pour transformer le banc en une œuvre où l’on peut facilement reconnaître sa signature artistique.

«Je travaille sur l’œuvre pendant quatre heures une journée, une autre j’y consacre deux heures. C’est très important pour moi de prendre plusieurs heures sur l’un des bancs parce que je suis très soucieux des détails. Par exemple, dans ma deuxième œuvre, Mature, on voit un faon qui devient un chevreuil mâle. Ainsi, il était important pour moi pour les personnes qui verront cette œuvre constatent que le faon commence à avoir le début de la pousse de ses bois», explique Daniel Bonneau, qui aimerait bien voir ses bancs prendre place dans des pourvoiries de la province.

Masques et musées

En plus de lui avoir procuré une nouvelle idée, le confinement aura permis à Daniel Bonneau de voir certaines de ses œuvres dans le visage de gens de la région. En effet, il y a quelques mois, il s’est associé avec Le Galeriste, une firme montréalaise qui vend des vêtements où l’on aperçoit des œuvres artistiques.

Avec l’autorisation de Daniel Bonneau, l’entreprise a pu obtenir certaines copies de ses peintures pour les reproduire sur différentes pièces de vêtements. Coronavirus oblige, la firme montréalaise a concentré depuis ce printemps ses activités dans la production de masques. Parmi ces derniers, certains couvre-visages permettent de mettre en valeur certaines peintures de l’artiste bellechassois.

Dans un autre ordre d’idées, Daniel Bonneau profite du ralentissement de la société pour poursuivre sa quête afin que des musées québécois exposent certaines de ses œuvres. À la suggestion de la ministre de la Culture du Québec, Nathalie Roy, l’artiste bellechassois désire discuter avec les responsables des musées de Charlevoix (La Malbaie) et Pop (Trois-Rivières) pour évaluer cette possibilité.

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