D’une dizaine de minutes, le court-métragage a mobilisé une cinquantaine de personnes. CRÉDIT : LAURIE CARDINAL

Réalisateur lévisien et fondateur de la boite de production basée à Lévis Le Dock, Michaël Labrecque prépare son nouveau court-métrage Blind Fear, une plongée dans un monde cyberpunk dominé par une intelligence artificielle. La création de cet univers ayant nécessité la construction de décors, une campagne de sociofinancement est en cours pour couvrir les frais.

Dans la cité Noméli sous le contrôle d’une intelligence artificielle, la compagnie autocrate Helius, une jeune femme rejoint un groupe rebelle qui cherche à renverser le pouvoir en place pour le redonner aux habitants. Aventurière et loup solitaire, Izy est habituée à faire tout ce dont elle a besoin pour survivre.

Cette fonceuse, qui a créé son propre réseau de travail pirate informatique, va alors saisir l’opportunité qui s’offre à elle de faire ses preuves et de prendre sa place dans un monde où la vie se cache dans l’ombre de la mort.

Sans chercher à dénoncer les dérives des technologies, le réalisateur Michaël Labrecque a voulu présenter les faits et montrer ce qui pourrait arriver. «Je présente un groupe de jeunes qui vit dans un environnement déshumanisé. Ils évoluent dans un univers où regroupés ensemble, ils reprennent de leur d’humanité», explique-t-il.

Court-métrage d’une dizaine de minutes, Blind Fear a été tourné dans les anciennes bâtisses d’une boulangerie de Saint-Philémon en juillet dernier. Une cinquantaine de personnes ont participé à l’aventure et se sont relayées en petits groupes, pandémie oblige, sur le plateau de tournage. Deux mois avant que les moteurs tournent, les décors y avaient été construits afin de donner vie aux rues de la cité de Noméli.

Une immersion dans un nouvel univers

Voulant immerger le public dans l’ambiance cyberpunk du film, Michaël Labrecque et son équipe ont créé un nouvel univers. «En réalisant les décors en vrai, c’est plus tangible, on se sent dedans, souligne-t-il. J’ai fait en sorte qu’on ait le moins possible d’extension clip à faire. Grâce à tous les gens, des accessoires et même un monstre au complet ont été faits. On a utilisé les technologies, l’impression 3D. Pour les décors, ça a été beaucoup de travail de recyclage.»

Entre 15 000 et 20 000 $ sont nécessaires à la fabrication du film ainsi que la promotion. Pour soutenir la production, une campagne de sociofinancement est en cours sur la plateforme Indiegogo. Le public a jusqu’au début du mois d’octobre pour apporter sa contribution et recevoir une contrepartie selon le montant donné, comme une mention dans le générique de fin, la bande sonore du film à télécharger, l’affiche signée ou des créations artisanales à l’image de Blind Fear.

Le court-métrage est notamment produit par Le Dock, une entreprise spécialisée en production audiovisuelle et basée à Lévis, fondée par Michaël Labrecque. Par cette structure, le réalisateur de Blind Fear veut aider les projets cinématographiques à naître et soutenir la création en proposant la gestion de la production. Diplômé en cinéma du Cégep de Lévis, le Lévisien est aussi membre du collectif de jeunes professionnels Boite d’allumettes.

Michaël Labrecque a réalisé une vingtaine de films courts, dont Ma boite au trésor (2018) et Union (2017). Dernièrement, il a aussi été directeur de la photographie sur le tournage du dernier film de Feber E. Coyote, Hank est en ville. Le réalisateur aimerait maintenant que sa dernière création devienne une série télévisée, puisque le projet est toujours en cours. Envoyés à plusieurs diffuseurs, le synopsis de la suite des aventures de Blind Fear est déjà prêt. 

Campagne de financement au bit.ly/3c921ot.

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