Les jeunes de la relève qui peingnent leur montgolfière pour le Symposium Village en Arts devant l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas. CRÉDIT : GILLES BOUTIN

La 24e édition du symposium Village en Arts accueille encore cette année les artistes de la relève pour sa deuxième année de mentorat, avec comme partenaire le Festivent.

Le programme de la relève artistique du symposium Village en Arts accueille chaque année les jeunes artistes pour leur permettre d’exposer leurs œuvres au même titre que les artistes professionnels. C’est une opportunité pour eux de rencontrer des professionnels du milieu ainsi que le public.

Depuis l’an dernier, le programme relève a été modifié et propose maintenant des séances de mentorat avec une artiste professionnelle originaire de Lévis, Audrée Demers-Roberge. Cette année, ce sont 23 jeunes provenant d’écoles secondaires du Centre de services scolaire des Navigateurs qui ont participé au programme, soit 10 de plus que l’an dernier.

«On avait envie d’approfondir le volet relève et de pouvoir le développer davantage et apprendre à connaître les jeunes avant leur arrivée. De pouvoir les outiller avant le contact avec le public. Qu’ils aient accès à un coaching professionnel pour parfaire leurs connaissances artistiques, mais aussi apprendre à se connaître.»

Audrée Demers-Roberge est une ancienne jeune de la relève. Elle a elle-même participé au symposium Village en Arts, alors «comme ancienne lauréate, elle-même avait vécu l’expérience. C’était donc tout naturel de penser à elle pour devenir la mentore des adolescents de la relève», illustre Catherine Lapointe, directrice de l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas (ECQSN), l’institution qui organise Village en Arts.

Programme relève

 Les rencontres de mentorat sous formule virtuelle rendent accessible le programme et permettent aussi d’offrir celui-ci à un plus grand nombre de jeunes que sous la formule présentielle. L’artiste-coach y présente différentes techniques ainsi que différents médiums.

«On s’est rendu compte que c’était une belle façon de démocratiser les séances de mentorats, parce qu’avec les séances Zoom, c’est facile d’accès et tout le monde peut y accéder de la maison.»

Les séances ont été complétées par deux fins de semaine en présentiel sur le site de l’ECQSN où les jeunes artistes devaient mettre en pratique ce qu’ils avaient appris pour réaliser une œuvre de plus grande envergure.

Selon Mme Lapointe, «les participants sont préparés quand ils arrivent et on a un bon bout de chemin de fait ensemble. Ils ont déjà pensé leur concept. Audrée Demers-Roberge les a déjà aiguillés lors de la dernière séance de mentorat sur la faisabilité de leur projet. On a réajusté les attentes de chacun, on les a conseillés et ils ont pu parfaire leur concept. Lorsqu’ils arrivent, ils sont prêts. Ils sont déjà outillés pour débuter le travail. Je pense vraiment que c’est un axe qu’on va continuer de développer dans les années à venir parce que c’est une réussite.»

Cette année, l’artiste a préparé les rencontres en fonction de la murale qui était créée à la fin du mentorat. «Le but, c’est aussi d’offrir aux adolescents quelque chose qu’ils n’ont pas nécessairement dans leur cours d’arts plastiques, comme de la cannette, de la murale et des œuvres de plus grande ampleur. En gros, les sortir de ce qu’ils sont habitués.»

De plus, le programme permet à la relève d’exposer leurs œuvres avec les artistes professionnels sur la galerie virtuelle qui a ouvert le 2 juillet.

«C’est vraiment important de poursuivre ce programme-là. C’est une belle façon de s’impliquer dans notre milieu et de contribuer à l’essor culturel de la Chaudière-Appalaches.»

Partenariat

Cette année, le symposium Village en Arts et l’ECQSN s’associent à Festivent pour la production et la diffusion des œuvres de la relève artistique. Les jeunes ont fait leur murale sur des structures de bois en forme de montgolfière fournies par le festival.

«C’est vraiment un beau partenariat avec Festivent qui nous permet d’offrir une activité en présentiel qui donne suite au programme de mentorat. Ça a cliqué au niveau de l’organisation, des projets, des objectifs et des valeurs qu’on avait en commun. Tout de suite, il y a un projet qui s’est mis sur pied et ça a pris forme. Ça a permis au projet d’aller beaucoup plus loin grâce au partenariat», explique Catherine Lapointe.

«Les montgolfières avec les ados, ça marche super bien. Chacune d’entre elles est vraiment unique. Chacun à son style et son message», ajoute Audrée Demers-Roberge.

Les œuvres de grands formats auront une visibilité accrue pendant une partie de l’été alors qu’elles se déplaceront, créant une occasion de diffusion unique pour les jeunes artistes.

«Elles vont être ici jusqu’au 18 juillet et ensuite, elles vont s’envoler au parc Saint-Laurent du 4 au 22 août, dans le cadre de la collaboration avec Festivent. Il va aussi y avoir de l’animation autour de ces montgolfières-là.»

La programmation du Festivent sortira à la mi-juillet, dans laquelle plus de détails seront dévoilés.

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