Louise Daigle, ASCLÉPIADE, 2021, 66,04 X 50,80 cm, Aquarelle CRÉDIT : COURTOISIE

C’est lors de la remise de prix virtuelle du 2 juillet dernier que l’artiste lévisienne, Louise Daigle, a appris qu’elle était récipiendaire de la troisième place du symposium Village en Arts de l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas.

C’est avec joie que l’artiste a réalisé que son travail avait été apprécié par les membres du jury, soit pour son «impressionnante maîtrise technique», «la singularité de la touche et la palette de couleur utilisée».

«J’ai été très surprise parce qu’on ne se connaît pas. On ne s’est jamais rencontré, tout s’est fait de façon virtuelle. Ils ont vraiment pris le temps d’étudier les œuvres. C’est vraiment une belle description, car c’est ce que je recherche comme travail.»

Elle a envoyé une dizaine d’œuvres qui sont présentement exposées sur la galerie virtuelle de l’événement. Inspirée par la nature, Louise Daigle a proposé des représentations d’oiseaux ainsi que de paysages à la fois figuratifs et abstraits.

Une histoire d’artiste

Mme Daigle s’est mise à la peinture il y a près de 20 ans. Avant cela, elle a toujours été interpelée par les arts visuels, mais n’avait jamais pris le temps de développer cette passion.

«Depuis toute petite, je dessine et je fais du bricolage. J’étais meilleure en arts plastiques qu’à l’école. Je n’y étais pas allé à fond (dans les arts), car il y avait l’école, le gardiennage et ensuite, j’ai eu mon fils.»

Lorsque son fils a grandi, elle s’est vu avoir beaucoup plus de temps libre. C’était le signal pour commencer à pratiquer ce qui est maintenant devenu une passion.

Au départ, elle a d’abord appris par elle-même. Puis, une fois qu’elle a eu atteint un niveau stagnant, elle a décidé de suivre des cours avec une artiste professionnelle.

«J’ai commencé tranquillement. Pendant un an, j’ai travaillé de manière autodidacte. Je prenais des livres, je fouillais et à un moment je n’avançais plus. J’ai alors décidé de prendre cinq sessions de cours avec Solange Falardeau. J’ai repris un an à patauger dans mes affaires et à travailler toute seule. J’ai ensuite rencontré une aquarelliste qui m’a parlé de l’Atelier d’aquarelle de Québec. J’ai adhéré à l’association et j’y ai suivi des cours. J’y ai rencontré plein de gens qui m’ont permis d’avancer.»

L’artiste considère pouvoir développer plus facilement son potentiel lors de formation condensée plutôt que lors de sessions. «À partir du moment où j’ai commencé à prendre des ateliers intensifs de deux jours, j’ai beaucoup appris. On est vraiment dans le bain et ils ne nous ménagent pas. Ils nous sortent de notre zone de confort».

Louise Daigle a déjà plusieurs expositions à son actif ainsi que des prix remportés. Elle offre aussi des cours dans son propre atelier.

Aquarelle

Elle pratique la photographie et s’inspire de celle-ci pour créer ses œuvres. Grande amatrice de plein air, elle capture en images des paysages et des sujets à plume lors de ses sorties qui lui serviront de muse lors de ses sessions de création.

«J’ai fait beaucoup d’oiseaux au tout début. Je suis vraiment beaucoup en nature. Je pars des journées complètes avec mon sac à dos et ma caméra. C’est ce qui m’inspire à faire mes œuvres.»

Avec les années, l’artiste lévisienne a su développer ses techniques d’aquarelle et continue encore aujourd’hui à les peaufiner. Elle travaille sur papier yupo plutôt que sur le coton habituel que l’on connaît bien à l’aquarelle. Ce papier lui permet de jouer indéfiniment avec la couleur puisqu’il lui permet de les superposer, mais à la fois de les soustraire.

«Maintenant, je peaufine ma propre technique. C’est un mélange d’un peu tout le monde que j’ai rencontré. Des techniques que j’ai vues lors d’ateliers qui m’ont interpelé, par exemple, j’en fais un melting pot et j’essaie de me démarquer en essayant de développer ma propre technique.»

Elle conclut en expliquant qu’«un artiste c’est comme un livre ouvert. Ce que l’on met sur nos tableaux ce sont nos impressions et nos sentiments. Si on me pose une question sur un tableau, il y a toujours une histoire qui se cache derrière».

Lauréats

En ce qui concerne les autres récipiendaires de Village en Arts, le premier Prix Desjardins a été remporté par Odette Ducasse de Québec. Ce prix comprend 500 $ en bourse ainsi qu’une exposition solo à l’Espace culturel du Quartier Saint-Nicolas. Puis, Sylvie Brodeur de Saint-Antoine-de-Tilly est récipiendaire du deuxième prix avec une bourse de 300 $.

Les œuvres de Louise Daigle et des autres artistes se trouvent sur la galerie virtuelle du symposium Village en Arts au www.villageenarts.com.

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