«J’y vais à fond dans ma vulnérabilité et j’assume une fragilité que je n’avais jamais explorée avant. Ça a tout à voir avec mes débuts en français.» CRÉDIT : COURTOISIE

Avec trois mini-album (EP) à son actif, San James, alias Marilyse Senécal, sera en spectacle au Vieux Bureau de Poste (VBP) de Saint-Romuald le 6 novembre prochain. Sous ses airs pop, elle y présentera ses pièces anglophones et francophones, en plus d’offrir au public des nouveautés sur lesquelles elle travaille.

Originaire de Montréal, l’autrice-compositrice-interprète dévoile ses créations à l’aide de sa voix et de ses talents de pianiste. Son premier EP, No One Changes Overnight, est paru en 2016, puis Bridges en 2018. San James, EP éponyme, est son troisième mini-album à être paru en septembre dernier.

Dès 11 ans, Marilyse Senécal a suivi des cours de chant avec Diane Juster pour ensuite, entre 12 et 15 ans, monter sur scène au Centre Bell comme choriste avec des artistes tels que Ginette Reno. Elle a par la suite mis de côté cet aspect de sa vie pendant une dizaine d’années pour se concentrer sur l’université et la carrière sachant bien que le monde des arts est souvent précaire.

Toutefois, elle a pris ce temps pour apprendre le piano de façon autodidacte et à 25 ans elle a fait le grand saut. Elle a décidé de lancer son «grand projet» qu’est San James. Depuis, elle a trois mini-albums de parus et travaille déjà sur un prochain grand album.

Puisqu’elle créait ses premiers albums en anglais, on lui a fait remarquer que son nom ne sonnait pas anglophone. Elle a donc réfléchi à ce commentaire et en est venue à l’idée d’arborer un nom neutre, San James. «Je trouvais important que ce soit un nom neutre qui ne détermine pas si c’est un garçon ou une fille et qui ne dit pas le genre de musique non plus. Ça peut à la fois suggérer un lieu qui n’existe pas et même un lieu à l’intérieur de moi, un peu comme un espace que je crée en moi.»

Une liberté créatrice

Dans un autre ordre d’idées, ses deux premiers EP ont été réalisés en anglais, mais la pandémie lui a donné l’envie d’écrire en français. L’artiste en a même profité pour réaliser de A à Z chacune des pièces de son dernier album. De l’écriture de la musique, aux arrangements, en passant par l’écriture des paroles, San James a eu le plein pouvoir sur le résultat de ses compositions.

«La réalisation, c’est d’assumer tous les choix artistiques qui vont se retrouver dans la chanson parce qu’une chanson, au final c’est des accords, c’est une mélodie, c’est des mots, mais il y a tellement de façons de l’habiller , tellement de façon de lui donner vie», a illustré l’artiste.

Ainsi, elle avoue s’être donnée une liberté qu’elle ne s’était pas laissée lors de ses précédentes créations. L’artiste considère San James comme un EP beaucoup plus calme et plus minimaliste comparativement à No Ones Changes Overnight ou Bridges. Elle dit s’y être permise d’explorer une certaine fragilité et de l’avoir mise en chanson.

«Je vis en français et en anglais, mais le français c’est la langue que j’ai apprise en premier. Il y a quelque chose de vraiment plus riche quand on entre dans la langue maternelle, c’est ce que j’ai trouvé, a-t-elle d’abord souligné. Ça se ressent dans le fond du EP, dans mes choix. J’y vais à fond dans ma vulnérabilité et j’assume une fragilité que je n’avais jamais explorée avant. Ça a tout à voir avec mes débuts en français.»

Soulignons finalement que la première partie du spectacle de San James au VBP sera assurée par Simon Lachance, lauréat de la 27e édition de Ma première Place-des-Arts. À cette occasion, il présentera ses premiers titres autoproduits en confinement.

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