Le projet s’inscrit dans la programmation sur la décroissance de Regart, «grâce au ralentissement du regard, par une économie de l’attention plutôt que de la consommation». CRÉDIT : CAPTURE D'ÉCRAN

Une chaîne de télé qui permet de ralentir le rythme, de plonger dans un moment d’attente et de calme, c’est ce que propose Télé-Chevreuil. Un poste de télé mis en ligne qui diffuse en tout temps des séquences de tournage en nature. Regart, centre d’artistes en art actuel, diffusera l’œuvre numérique de Boris Dumesnil-Poulin jusqu’au 3 décembre dans le cadre de sa programmation sur la décroissance.

Au lieu d’être une séquence en rafale de contenus variés et stimulants, c’est du contenu pour ralentir. On va mettre une séquence qui est très longue. Plusieurs heures de la même chose, mais avec une variante, une évolution et une narration», a expliqué Boris Dumesnil-Poulin.

L’œuvre évolutive sera logée sur le site de Regart jusqu’au 15 octobre 2022 en plus du site Web de Télé-Chevreuil. Pendant toute l’année, l’artiste va continuer d’alimenter la chaîne avec de nouvelles vidéos qui seront générées et modifiées par celle-ci, en plus de créer des compositions aléatoires. Il dit «nourrir le chevreuil» en y ajoutant de nouvelles séquences. Actuellement, 12 heures de visionnement en continu sont possibles.

«S’il y avait un projet sur lequel je me verrais continuer de travailler toute ma vie, ce serait celui-là. C’est un projet qui me fait du bien, que je fais pour moi et qui a toujours un potentiel d’aller plus loin. D’aller ailleurs, voir d’autres paysages. Aller plus loin sur le territoire pour chercher des lieux secrets ou hors d’accès. C’est ramener des endroits et des moments dans des espaces au-delà de la vie humaine», a illustré l’artiste.

Télé-Chevreuil est la continuité de Radio-Cheval qui a débuté en 2012. Le déménagement en région de l’artiste l’a inspiré. La ruralité et la nature lui ont donné envie de faire évoluer le cheval et de l’apporter en forêt pour qu’il devienne un chevreuil, a-t-il imagé.

Se glisser dans la vie secrète de plantes, de rivières et de montagnes, le projet a pour approche la contemplation de l’image télévisuelle, vers une immersion méditative du regard. Inspirée du concept de slow TV, la chaîne diffuse en continu des séquences de longue durée, tentant de capturer un événement ou un phénomène naturel. Le projet s’inscrit dans la programmation sur la décroissance de Regart, «grâce au ralentissement du regard, par une économie de l’attention plutôt que de la consommation».

«C’est un autre espace qui a une temporalité tout autre, naturelle, lente et calme. Ce sont ces moments-là, où on est planté là dans le paysage à regarder la nature faire son affaire, qui sont précieux et que je veux transmettre au travers de la lentille de la caméra. De prendre un moment dans la vie secrète des choses naturelles, une incursion dans un moment puis essayer d’y voir quelque chose qu’on ne verrait pas si on passait rapidement», a conclu Boris Dumesnil-Poulin.

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