CRÉDIT : COURTOISIE

L’Anglicane accueillera le 9 décembre prochain la dernière représentation de la pièce Dans la tête de Proust, écrite, mise en scène et réalisée par l’artiste multidisciplinaire Sylvie Moreau. Cette œuvre plus personnelle est un voyage dans la tête et l’univers de cet écrivain français qui transportera le public dans son œuvre la plus célèbre, À la recherche du temps perdu.

La pièce qui a été créée et jouée il y a cinq ans avait été un franc succès. Elle fait maintenant son retour sur scène pour célébrer le 100e anniversaire du décès de Proust ainsi que le 50e anniversaire de la compagnie théâtrale Omnibus, dont Sylvie Moreau est codirectrice avec Jean Asselin et Réal Bossé.

Passionnée par l’œuvre de Marcel Proust et par cet écrivain lui-même, Sylvie Moreau a découvert Proust lors de son parcours universitaire. Pendant les trente dernières années, ses collègues et amis ont entendu parler de l’auteur et lui ont finalement proposé de créer une pièce autour de ce personnage.

«Il a écrit couché pendant huit ans, je trouvais ça bien spécial. J’ai lu À la recherche du temps perdu, puis j’ai capoté. C’est vraiment la lecture qui a changé mon regard sur la vie, sur les humains, sur les choses. C’est comme une plongée dans notre intimité, dans nos sentiments. En même temps, c’est un regard sur le monde de son époque, des salons mondains et tout ça. Un monde qui était vraiment en train de s’effondrer parce que c’était la bourgeoisie qui allait prendre le pas», s’est remémorée la comédienne en entrevue avec le Journal.

Non pas un résumé de l’œuvre de Proust, Dans la tête de Proust est plutôt un Proust pour les nuls. «Initier les gens à Proust pour ceux qui ne le connaissent pas. Puis, ceux qui le connaissent vont le reconnaître, reconnaître l’œuvre et reconnaître comment j’ai joué avec. J’ai vraiment créé une petite fantaisie pour guider les gens à travers son œuvre», a souligné l’artiste.

C’est une pièce qui se déroule en trois temps. D’abord, Sylvie Moreau joue le rôle d’une guide et invite le public dans le musée de Marcel Proust, comme si elle était la guide du musée qui se passe dans la tête de l’écrivain. Elle transporte le public dans la chambre de l’auteur où il a écrit la majorité de son œuvre et aborde l’histoire de sa vie. Dans un second temps, le public plonge dans des scènes de la vie de Proust, notamment les échanges entre lui et sa domestique ou comment il s’est mis à écrire. En dernier temps, dans la chambre, les personnages de son œuvre viennent le visiter à travers les murs, dans son imaginaire comme s’ils sortaient de sa tête.

Lors de l’écriture de la pièce, Sylvie Moreau s’est d’ailleurs permise de la fantaisie avec les personnages qui ne sont pas du réel, presque caricatural. «J’ai trouvé que c’était aussi des personnages assez spectaculaires et très habiles de beaucoup d’ironie, beaucoup d’humour, puis très habiles pour montrer leurs travers et donc c’est intéressant de maintenant jouer à incarner ces personnages-là. C’est vraiment des bourgeois de salon, des aristocrates, des gens qui se prennent au sérieux parce qu’ils lancent des grandes phrases, mais ils ne comprennent pas trop ce qu’ils disent», a-t-elle ajouté.

La pièce sera présentée pour une dernière fois à L’Anglicane. La metteure en scène aimerait beaucoup que celle-ci joue sur les planches de scènes en France, le pays de Marcel Proust. D’ici là, elle est bien occupée avec les projets d’autres pièces de théâtre, de série Web et d’enseignement.

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