Le nouveau lecteur optique du centre de tri de Lévis de Société VIA permettra de traiter 5 000 tonnes de produits recyclables de plus par année. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

L’entreprise de recyclage Société VIA a intégré un cinquième lecteur optique aux installations de son centre de tri de Lévis. Cet ajout représente un investissement de plus de 2 M$ et permettra d’accroître considérablement sa production.

Ce genre de lecteur optique permet de détecter le type des matières recyclables et de les éjecter par catégorie à l’aide de jets d’air. «C’est hyper rapide et on peut apprendre au lecteur optique toutes les sortes de matières, donc c’est beaucoup plus efficace et rapide qu’un appareil mécanique standard. Ce robot peut traiter jusqu’à 10 produits à la seconde», a expliqué Jean-Sébastien Daigle, président-directeur général chez Société VIA.

L’entreprise qui possède 4 centres de tri dans l’est du Québec augmentera sa production au centre de Lévis de 10 %.

«On traite une centaine de tonnes de produits recyclables de plus par semaine, donc 5 000 tonnes par année, ce qui aura un impact majeur sur l’entreprise», a affirmé le président-directeur général de l’entreprise qui traite 45 000 à 50 000 tonnes de matières recyclables par année à Lévis et 120 000 tonnes par année dans l’ensemble de ses centres de tri.

Concrètement, ces 5 000 tonnes de matières recyclables sont l’équivalent de la production de 50 000 citoyens.

Une machine qui arrive à point

 L’industrie du recyclage est en transformation depuis quelques années, selon M. Daigle, ce qui diminue énormément les prix de vente. La fermeture du marché asiatique aux matières recyclables a entraîné cette baisse du prix de revente. En plus de la pénurie de main-d’œuvre qui s’étend sur une bonne partie de la province, ce nouveau lecteur optique permettra des économies au sein de ces deux créneaux. 

«On tente de simplifier les opérations et d’être moins dépendant de la main-d’œuvre à cause du contexte actuel. Ça vient pallier plusieurs de nos problèmes. C’est un investissement stratégique sur plusieurs points», a souligné M. Daigle. Cet ajout sauvera trois postes que l’entreprise peine à pourvoir.

De plus, comme la Ville de Lévis l’a souligné, la facture de recyclage coûte désormais plus du triple du prix habituel en raison de la transformation du marché. La Ville qui payait 20 $ pour recycler une tonne de matières recyclables en paye maintenant 70 $.

Par contre, le nouveau lecteur optique de la Société VIA permettra de diminuer certains coûts. «On est dans une période où les prix de vente sont bas, mais nos frais fixes sont toujours les mêmes. Si on traite 100 tonnes de plus par semaine, ça permet de diluer le coût à la municipalité et ça améliore la qualité», a mentionné l’entrepreneur.

Pour l’automne prochain, Société VIA a pour projet de bonifier de la même façon son centre de tri situé à Québec. Ce sont six lecteurs optiques qui devraient y être installés. «Ce sera notre plus gros projet de la dernière décennie. C’est une façon de bien se positionner pour l’avenir», a conclu Jean-Sébastien Daigle.

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