Jacob Leclerc propriétaire de Gestion JATRIX Inc.. CRÉDIT : COURTOISIE

À 19 ans, Jacob Leclerc fait déjà partie du monde des affaires depuis maintenant près d’un an. Représentant aux ventes pour une compagnie d’outillage à temps plein, étudiant en administration des affaires et employeur en gestion immobilière à temps partiel, rien n’arrête ce jeune entrepreneur de réaliser ses rêves.

C’est en août 2020, à l’âge de 18 ans, qu’il achète son premier terrain résidentiel et décide de lancer son entreprise de gestion immobilière qui œuvre dans l’achat, la revente et la location de biens immobiliers.

«Quand j’ai eu l’opportunité de faire l’acquisition d’un terrain à Saint-Henri, je savais qu’un jour j’allais vouloir me lancer en affaires. Je me suis dit que j’étais jeune, mais que j’aimais ça, donc aussi bien le faire maintenant. C’est pour ça que l’entreprise est partie un peu plus rapidement que prévu», raconte le jeune entrepreneur.

D’hier à aujourd’hui

Dès l’âge de huit ans, il aidait à la quincaillerie familiale, Matériaux St-Étienne. «Je faisais de la caisse et je ne le faisais pas parce que j’étais payé, mais parce que j’aimais ça. À cet âge-là, je regardais même quelle voiture j’allais acheter, j’ai toujours travaillé avec des objectifs en tête. Encore aujourd’hui, des produits immobiliers j’en regarde tous les jours. Je regarde qu’est-ce qui sort, qu’est-ce qui est nouveau et si c’est un bon deal.»

Malgré son jeune âge, il travaillait fort pour atteindre ses objectifs. Jusqu’à l’âge de 10 ans, il a fait du bénévolat dans l’organisation familiale. C’est là qu’il a acquis plusieurs connaissances sur le sujet et où sa passion pour le domaine de l’immobilier a grandi.

«J’ai toujours suivi les traces de mon père dans l’immobilier. Pendant 30 ans, mon père était gestionnaire d’une quincaillerie, mais réussissait quand même à faire des transactions immobilières. Je l’ai vu travailler là-dedans et développer dans le résidentiel», se souvient-il.

La quincaillerie a été vendue lorsqu’il avait 12 ans, il est donc entré sur le marché du travail l’année suivante dans une autre quincaillerie. «J’ai commencé à travailler lorsque j’avais 13 ans. J’ai acquis de l’expérience très jeune, puis je pense que tout ce que tu fais dans la vie finit par servir.»

À 19 ans et maintenant entrepreneur, ce Lévisien à plusieurs projets pour l’avenir de son entreprise de gestion immobilière, Gestion JATRIX.

Ayant grandi avec des valeurs familiales fortes, Jacob a été inspiré par sa famille pour trouver le nom de son entreprise. JATRIX, est un mot utilisé par sa famille depuis un moment déjà. Celui-ci est composé des premières lettres de son prénom ainsi que de ceux de ses deux frères.

«Même si mes frères ne sont pas impliqués dans l’entreprise directement, JATRIX a toujours été un nom bien connu chez nous. Le nom de l’ancien bateau de mes parents était JATRIX, ça représentait les trois frères, la famille et l’entraide. Gestion JATRIX Inc. représente donc la famille», illustre-t-il.

Il se concentre actuellement sur les produits résidentiels, soit terrains, jumelés et condos. Mais l’entrepreneur a la ferme intention d’un jour ouvrir ses horizons et d’acquérir des blocs à logements, des espaces commerciaux et peut-être même développer un parc immobilier. Malgré qu’il souhaite faire affaire avec les membres de sa famille, dont son père pour certains projets, il tient quand même à voler de ses propres ailes.

Entrepreneur du mois

Jacob Leclerc étudie présentement au Cégep Champlain St. Lawrence, à Québec, en administration des affaires. Dans le cadre de l’un de ses cours, son enseignante a mentionné le programme entrepreneurs étudiants de l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec (ACEEQ). Il a immédiatement constaté que son profil correspondait aux candidats recherchés et a décidé d’y envoyer sa candidature.

«Lorsque ma professeure du cours de loi a parlé de ce programme-là, je me suis dit que ça correspondait vraiment avec mon modèle d’affaires. Je suis jeune, étudiant et entrepreneur. Lorsque j’ai vu des noms connus dans l’organisation, comme Serge Beauchemin et Nicolas Duvernois, je me suis dit que ça pourrait m’aider à me faire des contacts et faire connaître mon entreprise.»

L’ACEEQ a pour but de sensibiliser les étudiants postsecondaires à l’entrepreneuriat. L’organisation souligne le travail des jeunes entrepreneurs de leur réseau avec le programme d’entrepreneurs étudiants du mois. Parmi tous les étudiants au travers le Québec qui envoient leur candidature à l’automne, ce sont 12 d’entre eux qui sont retenus pour être entrepreneurs étudiants d’un mois de l’année suivante.

«Être nommé entrepreneur du mois par des entrepreneurs connus, c’est sûr et certain que ça fait une belle fleur. Ça prouve que je suis débrouillard et que je gère bien mon temps. J’ai un emploi à temps plein, l’école, l’entreprise, veut veut pas ça en fait beaucoup, mais j’arrive quand même à bien gérer ça.»

Il ajoute avoir envoyé sa candidature «pour inspirer d’autres jeunes à se partir en affaires, mais aussi démontrer aux gens qui ont plus d’expérience qu’un jeune est capable de suivre».

Passionné

La vie de Jacob Leclerc est loin d’être tranquille et, en plus de son entreprise et de ses études à temps partiel, il a un emploi à temps plein qui le garde bien occupé. Malgré tout, il reste passionné par chacun des projets qu’il entreprend.

Être représentant aux ventes en fait partie. Ce travail lui permet de rester à l’affût de la fluctuation du marché immobilier en plus de rencontrer des entrepreneurs du milieu et de se créer un réseau de contacts.

«J’aime beaucoup l’aspect d’avoir un emploi à temps plein. J’aime le côté sécurisant du titre de salarié. Mon emploi étant représentant des ventes, mes clients sont des compagnies du domaine de la construction. Ce qui me permet de voir quel secteur de Lévis se développe beaucoup et de savoir ce qui est en demande et ce qui l’est moins. En même temps, je me crée un réseau de contact professionnel ce qui me permet de développer ma propre entreprise.»

«Lorsque tu aimes ce que tu fais, les journées passent vite. Travailler, ce n’est pas obligé d’être plate», conclut-il avec philosophie.

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