Kathleen Cantin, directrice de la formation continue du Cégep de Lévis. CRÉDIT : COURTOISIE

La révolution industrielle de l’industrie intelligente demande plus que jamais l’évolution technologique des entreprises d’innovation. Le Cégep de Lévis a décidé d’emboîter le pas en créant une nouvelle attestation d’études collégiales (AEC) afin de soutenir les entreprises dans ce changement. C’est en collaboration avec les cégeps de l’Abitibi-Témiscamingue et de Sept-Îles que l’institution lévisienne a pu mettre en place la nouvelle formation en industrie intelligente.

L’objectif de ce programme est de former des professionnels de référence dans le domaine de l’industrie 4.0. Après avoir suivi la formation, les travailleurs seront capables de faire le pont entre les technologies de l’information et opérationnelles, de maximiser l’usage de données et d’assurer le fonctionnement des systèmes industriels connectés.

L’inscription se fait au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, mais la formation sera offerte à temps plein en ligne de jour. Lors des apprentissages pratiques, les étudiants pourront se déplacer dans l’un des trois cégeps qui se situe le plus près de chez eux.

Le programme s’adresse aux travailleurs qui ont déjà travaillé en entreprise ou qui sont actuellement en poste ou aux personnes qui possèdent un diplôme d’études professionnelles dans les domaines de la maintenance industrielle, de la mécanique industrielle, des systèmes automatisés ou de l’électricité industrielle.

Selon Kathleen Cantin, directrice de la formation continue du Cégep de Lévis, les entreprises de l’innovation qui ont participé à la rencontre ont illustré ce à quoi correspondait le poste de technicien en industrie intelligente.

«L’analogie qu’ils ont utilisée, c’est comme un urgentologue dans le domaine de la santé. Il va recevoir les patients en première ligne et par la suite les référer aux bons spécialistes qui vont être en mesure de régler et d’apporter des solutions aux problématiques. Ils (les entreprises) souhaitent que le technicien en industrie intelligente agisse comme un urgentologue dans l’industrie pour pouvoir bien analyser les problématiques du secteur industriel pour par la suite régler la problématique avec ses collègues des domaines du génie mécanique, électrique et informatique», a-t-elle imagé.

C’est en 2017, après avoir constaté l’avènement des technologies intelligentes et l’automatisation industrielle, que les cégeps de Lévis et de l’Abitibi-Témiscamingue ont eu l’idée de la formation. Travaillant de pair avec le Cégep de Sept-Îles et le Cégep Édouard-Montpetit, ils ont mis en place une étude de pertinence avec différents acteurs de l’industrie.

La rencontre a confirmé que ces compétences étaient nouvelles et que les établissements devaient mettre en place un nouveau programme afin de donner les outils aux techniciens en industrie intelligente. De plus, les entreprises qui ont participé ont démontré leur intérêt à l’embauche de futurs diplômés.

«C’est presque une entreprise sur deux, près de 46 % des entreprises, qui ont investi dans les technologies numériques. Il est temps d’implanter le savoir-faire auprès des ressources humaines», a affirmé Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

À propos de l’AEC

 La période d’inscription est en cours et la formation débutera en mars 2022. L’AEC de spécialisation est d’une durée de 1 050 heures réparties sur quatre sessions étalées sur une durée d’environ 15 mois. La formation touchera à plus de 15 compétences pour permettre l’identification, l’analyse et l’évaluation des problématiques en entreprise dans trois sphères d’activité, soit la maintenance industrielle, la mécanique industrielle et informatique. L’étudiant pourra établir le pont entre ces trois technologies.

Enfin, le programme est éligible à une subvention dans le cadre du Programme pour la requalification et l’accompagnement en technologies de l’information et des communications (PRATIC).

Pour plus d’information, consultez le industrieintelligente.com.

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