La paramédicine serait une alternative pour désengorger le système de santé québécois, selon Maxime Laviolette, directeur général chez Dessercom.

Devant une Chambre de commerce de Lévis (CCL) bondée, Maxime Laviolette, directeur général chez Dessercom, a présenté la conférence Investir dans le réseau ambulancier au Québec, c’est payant, le 3 avril dernier. Celui-ci a mis en lumière la mission de Dessercom, l’histoire de la paramédecine au Québec et a soulevé certaines problématiques pour le futur du milieu.

Le directeur général de Dessercom a souligné les progrès du milieu paramédical au Québec grâce, notamment, à la formation maintenant obligatoire et la mise sur pied d’un registre national des paramédics au Québec.
Il a ensuite pointé plusieurs faits éloquents sur les activités de Dessercom. «On couvre 15 régions administratives au Québec. Dans une année, avec les transports ambulanciers et médicaux, on parcourt 10 059 037 km, l’équivalent de 251 tours de la Terre», a fait valoir Maxime Laviolette. 

Une préoccupation suivied’une solution

L’organisme à but non lucratif qu’est Dessercom a pour mission d’améliorer les soins de santé et le bien-être de la population. C’est pourquoi M. Laviolette a soulevé quelques inquiétudes pour l’avenir des services de la santé au Québec.

Le Recensement de la population de 2016 de Statistique Canada et l’Institut de la statistique du Québec font le constat que d’ici 15 ans, 1 Canadien sur 4 sera âgé de plus de 65 ans. Combiné à cette statistique, le directeur général de Dessercom se penche sur les grands investissements dans le réseau de la santé et des services sociaux qui s’élèvent à 37,8% du budget provincial 2018-2019. 

«Les dépenses ne font qu’augmenter et nous allons finir par frapper un mur si ne nous trouvons pas une alternative», s’est-il inquiété.

Selon l’homme d’affaires, il existe une solution : la paramédicine communautaire. Cette pratique se base sur un apport plus grand des paramédics et des services préhospitaliers d’urgence. C’est un modèle de soins collaboratif conçu pour répondre aux besoins locaux des différentes communautés du Québec. À ses yeux, les paramédics ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. La paramédicine communautaire désengorgerait le système de santé et améliorerait la qualité de vie des patients, notamment des aînés. 

M. Laviolette a appuyé ses dires à l’aide de modèles d’autres provinces qui pratiquent déjà la paramédicine comme dans le comté de Renfrew, en Ontario. Avec l’implantation des paramédics communautaires, le comté a vu les appels au 911 réduire de 24%, les visites répétées à l’urgence de 20% et le nombre de patients admis à l’hôpital de 55%. 

Pour le directeur général, les paramédics communautaires pourraient, par exemple, intervenir dans les suivis auprès des patients, offrir des cliniques du mieux-être, faire la vaccination ou les prises de sang. Ainsi, les répercussions se feraient sentir auprès des infirmières qui doivent souvent faire des heures supplémentaires, a prédit Maxime Laviolette. 

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