Les jeunes étaient très concentrés durant le concours. CRÉDIT : NICOLAS JEAN

À l’école secondaire Marcelle-Mallet, 32 élèves ont créé leur propre bande dessinée à l’occasion de la première édition du Mallet BD Fest, le vendredi 3 mai.

Par Nicolas Jean

À l’instar des bédéistes qui participent aux 24h de la BD de Québec, les jeunes avaient sept heures pour créer une page couverture et trois planches. Les élèves, séparés en groupe de deux ou trois, ont été informés du sujet de leur BD la veille du concours. Le lendemain, de 9h à 16h, les apprentis bédéistes devaient gérer leur horaire et établir les étapes à suivre pour concevoir leur bande dessinée.

Ces derniers attendaient impatiemment devant la porte de la bibliothèque plusieurs minutes avant le début du défi.

«Tout le monde était excité, mais encore plus les jeunes. Certains ont même tenté de rentrer dans la bibliothèque pour débuter leur bande dessinée et ne pas perdre de temps», a mentionné la professeure de français et initiatrice du projet, Julie Roger.

Les inscriptions pour la première édition du Mallet BD Fest ont débuté en janvier dernier. À la surprise des professeurs, le nombre de garçons était supérieur aux filles. Au total, 21 gars et 11 filles ont participé à l’événement.

«La plupart du temps, les filles ont un esprit créatif plus présent. C’est tout le contraire aujourd’hui. Les garçons sont vraiment intéressés et sortent vraiment de l’ordinaire avec des idées surréalistes. Les gars ne sont pas à prendre à la légère», a indiqué le bédéiste professionnel, Anthony Charbonneau Grenier.

Ce dernier a accompagné les jeunes pendant toute la journée pour les soutenir dans leur création. Il a fait deux formations aux élèves pour les introduire aux différents styles de BD, mais aussi pour les informer concernant les méthodes de création.

«Tu ne peux pas lancer des adolescents dans le vide comme ça. Les formations étaient nécessaires pour les aider à comprendre et à apprivoiser les bandes dessinées. J’ai vu la majorité utiliser mes trucs durant le concours», a confirmé M. Charbonneau Grenier.

De secondaire 1 à secondaire 5

Le niveau scolaire variait dans la bibliothèque. Il y avait autant d’élèves de secondaire 2 que de secondaire 5. «On voulait vraiment faire le concours parce qu’on avait aimé le concept présenté en classe sur les bandes dessinées. On savait ce qu’il fallait faire pour arriver à un projet final. En ce moment, on aime vraiment ça», ont partagé avec le sourire aux lèvres, deux élèves de secondaire 2.

Pour les professeurs, le résultat est très positif pour l’instant. L’implication des jeunes était frappante et a donné un beau résultat, selon la professeure de français et responsable des communications de l’établissement scolaire, Geneviève Grondin.

«C’est beaucoup de préparation et de logistique, mais quand tu vois le visage tellement souriant des jeunes, ça en vaut la peine. On est très heureux du projet», a souligné Mme Grondin.

À la fin de la journée, les jeunes ont remis leur BD et l’organisation a choisi les vainqueurs en fonction de quatre critères de sélection : l’originalité, la cohérence du scénario, la qualité de la langue et l’esthétisme de la BD. Les gagnants ont remporté des BD et des cartes-cadeaux.

Notons finalement qu’au moment d’écrire ces lignes, les organisateurs de l’événement ne savaient s’il y allait avoir une seconde édition l’an prochain.

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