CRÉDIT : ARCHIVES

Depuis quelques jours, des vidéos et des publications circulent sur les médias sociaux pour expliquer comment désinfecter ses fruits et légumes, voire tous les aliments achetés au supermarché pour éviter la contamination au SRAS CoV-2. Mais faut-il vraiment laver les boites de céréales, conserves et autres aliments emballés qui entrent dans la maison? Le Détecteur de rumeurs a vérifié.

Par Catherine Crépeau – Détecteur de rumeurs - Agence Science-Presse

À l’heure actuelle, il n’existe aucune preuve que la COVID-19 peut être transmise par les aliments ou l’emballage des aliments. Santé Canada ne relève aucun cas de transmission par cette voie. Par contre, des chercheurs allemands ont démontré que d’autres coronavirus peuvent rester infectieux jusqu’à neuf jours sur des surfaces de métal, de plastique ou de verre. Une autre étude publiée le 17 mars dans le New England Journal of Medicine, indique que le SRAS CoV-2 demeure infectieux une journée sur le carton et trois jours sur le plastique et l'inox.

Laver son épicerie?

Il serait donc en théorie possible de contracter la COVID-19 en touchant un emballage où se trouve le virus, puis en portant la main à sa bouche, à son nez ou à ses yeux, indique Normand Voyer, chimiste et professeur-chercheur au Département de chimie de l'Université Laval. « Nettoyer » son épicerie serait donc une bonne habitude à prendre pour limiter la propagation du virus, selon lui.

Ses trucs de chimistes, publiés sur Facebook le 23 mars et abondamment partagés : déposer ses sacs à un seul endroit et se laver les mains avec de l’eau et du savon, préparer un bol d’eau savonneuse avec du savon à vaisselle puis laver les fruits et légumes non emballés, les rincer et les laisser sécher 24 heures. Il propose aussi de laver les conserves, bouteilles et autres emballages.

Un rituel long et inutile, si on en croit les infectiologues puisqu’il n’existe aucune preuve que le coronavirus se transmet par les emballages alimentaires. Et que si plusieurs personnes avaient été contaminées de cette façon, ce serait apparu ces dernières semaines comme un mode de transmission important.

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) indique sur son site qu’il est possible de contracter la COVID-19 en touchant un objet où se trouve le virus, puis en portant la main à son visage, mais c’est au mieux, un mode marginal de transmission, en supposant que c’en soit un. Le site précise que, comme le virus survit pendant trois heures sur les objets secs (conserves, boîtes de céréales, etc.), il n’est pas nécessaire de nettoyer ses achats.

Quant aux fruits et légumes frais, ils devraient être lavés avant d’être consommés, comme quiconque est censé le faire en temps normal. Un lavage à l’eau courante en frottant les surfaces suffit. Aucun besoin de détergent, indique le MAPAQ. Santé Canada recommande la même chose.

Même Normand Voyer a tenu à préciser ses propos. Dans un second message Facebook publié le 25 mars, le chimiste souligne que de laver son épicerie est une mesure supplémentaire de précaution. Et que les meilleures mesures pour freiner la propagation du SRAS CoV-2 restent le confinement, la distanciation sociale et le lavage des mains.

Quant à la nourriture livrée, il est recommandé de déposer les plats commandés dans une assiette propre sans la toucher avec les mains, de jeter l’emballage, puis de se laver les mains avec de l’eau et du savon avant de passer à table.

Verdict

 Inutile de savonner vos fruits, légumes, conserves et sacs de nouilles. On lave les fruits et légumes frais en les frottant sous l’eau avant de les manger et on se lave les mains avec de l’eau et du savon régulièrement, notamment au retour de l’épicerie, après avoir rangé ses courses et avant de cuisiner et de manger. 

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