Au cours de son histoire, le Collège de Lévis a dû fermer ses portes à quelques reprises en raison d'épidémies. CRÉDIT : BANQ - NOVELTY MFG. & ART CO. LIMITED

Dans un premier article publié en ligne le 29 mars, on a constaté que la petite ville de Lévis fut fortement touchée par la grippe espagnole en 1918 avec quelque 51 morts et 2 484 personnes infectées en deux semaines sur une population de seulement 10 057 habitants. Il s’agit d’un bilan très lourd qui s’apparente aux tribulations de plusieurs autres villes québécoises, canadiennes et américaines.

Par Claude Genest
Ancien président de la Société d’histoire de Lévis

Par exemple, de l’autre côté du fleuve à Québec, on parle de 400 morts entre le 1er et le 21 octobre selon des chiffres officiels rapportés par Jean-Simon Gagné dans un article paru dans Le Soleil du 8 septembre 2018. Le même scénario s’est répété ailleurs. Ainsi, à Cleveland en Ohio, ce sont 4 400 personnes qui décèdent en quelques semaines de la grippe espagnole.

Ne vivant pas en vase clos, la ville de Lévis a dû affronter d’autres épidémies au fil de son histoire. Pensons seulement à la grippe asiatique ou russe en 1890, à la grippe asiatique en 1957 (7 000 morts au Canada) et celle de Hong Kong en 1968 (4 000 morts au Canada).

Comme le mentionne un article d’Isabelle Mathieu publié dans Le Soleil du samedi 4 avril 2020, le Collège de Lévis fut fermé pendant trois semaines lors de la grippe asiatique en 1957 à la lumière d’une recherche du directeur de la Fondation du Collège de Lévis, François Bilodeau.

C’était un triste rappel des événements de 1918 où le Collège avait perdu deux professeurs, un élève et un ancien professeur d’après une compilation de Mgr Élias Roy. Même scénario en 1920 où en réponse à une éclosion d’une «visiteuse indésirable», soit la grippe, on retourna «par mesure de prudence» les élèves du Collège du 8 mars 1920 au 5 avril 1920 raconte Mgr Roy.

Une recherche exhaustive nous permettrait sans doute d’observer d’autres phénomènes sanitaires du genre au fil de l’histoire lévisienne. Ici et là, on note des éclosions épidémiques comme en 1892 avec la diphtérie qui, selon Pierre-Georges Roy dans ses notes et souvenirs de l’église paroissiale de Notre-Dame de la Victoire, «cause un grand nombre de mortalités dans la paroisse».

D’ailleurs, à la suite de cet épisode, des grand-messes furent chantées à l’église Notre-Dame pendant des années à partir de 1893, en mai et juin, dans le but d’obtenir la protection divine contre «les maladies épidémiques et les accidents».

Sans compter les drames qui sont passés sous le radar de l’histoire officielle comme celui de la famille d’Alfred Leclerc (1853-1914) et de sa femme Camille Guay (1852-1912) qui perdirent 6 enfants en avril 1887, soit Alfred 10 ans, Adélard 9 ans, Delia 7 ans, Marie 6 ans, Marie-Camille 3 ans et Georges 11 mois, tous décédés de la diphtérie.

Une pierre tombale du cimetière du Mont-Marie demeure, encore aujourd’hui, un témoin silencieux de ce drame familial inouï comme en témoigne une photo de feu Claudia Méndez parue dans la revue La Seigneurie de Lauzon de l’automne 2014.


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